Rencontre Trump/Kim: Fréquenter Kim Jong-un, c'est devenu tendance ?

Pierre Vaugeois
Juin 12, 2018

A l'occasion de la rencontre historique entre le président de la Corée du Nord, Kim Jong-un et son homologue américain, Donald Trump, qui doit avoir lieu le 12 juin à Singapour, les mesures de sécurité ont atteint des sommets. Vivant, depuis 2011, essentiellement cloîtré dans ses palais nord-coréens, le dirigeant de la seule dynastie communiste de la planète s'est rendu au Marina Bay Sands, le plus spectaculaire hôtel de la Cité, un temple du luxe qui abrite le casino du magnat américain Sheldon Adelson.

Installés dans des hôtels distants de moins d'un km, Donald Trump et Kim Jong-un se retrouveront mardi, pour entamer des échanges dont l'issue est totalement imprévisible.

Pour le porte-parole, le retrait décidé par le président américain le 8 mai de l'accord sur le nucléaire iranien et d'autres accords internationaux ont montré que Donald Trump est un partenaire non fiable. En particulier, par le Premier ministre, Lee Hsien Loong, qui a qualifié de "courageuse et admirable" la décision d'organiser un tel sommet.

Ce sera la toute première rencontre entre un président des États-Unis en exercice et un dirigeant nord-coréen.

Concernant le déplacement à Singapour, plusieurs sources affirment en outre que le dictateur nord-coréen se serait envolé en direction de la cité-Etat escorté de deux avions leurres pour réduire au maximum les risques d'attentat.

Pour ne pas braquer Washington et éviter un retour aux tensions de la fin 2017, Kim Jong-un devrait accepter un objectif lointain et vague de dénucléarisation de la péninsule coréenne, tout en réclamant une normalisation progressive de ses relations avec les Etats-Unis et un assouplissement du régime de sanctions économiques qui étouffe son pays.

Ce faisant, Pékin a aussi pu vouloir se rappeler au bon souvenir de la Corée du Nord comme des Américains et souligner qu'aucun réglement de la question nord-coréenne ne peut se faire sans son aval.

Pékin a certainement prévu différents scénarios avant le sommet de Singapour et les a fait jouer à la fois en interne et avec Kim Jong Un, croit savoir Jonathan Sullivan, directeur de l'Institut de politique chinoise à l'Université de Nottingham (Royaume-Uni).

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