Un des enfants malades est décédé — Reblochons contaminés

Evrard Martin
Juin 4, 2018

Depuis quelques jours, une nouvelle suspicion de contamination relative à une épidémie de syndrome hémolytique et urémique pédiatrique à Escherichia coli O26 en France métropolitaine est apparue en rapport avec les fromages reblochon.

Le lien n'a pas encore été clairement établi mais les autorités sanitaires ont ouvert une enquête après le décès suspect d'un enfant qui aurait consommé l'un des reblochons contaminés à la bactérie Escherichia coli récemment rappelés par plusieurs supermarchés.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13H du 02/06/2018 présenté par Anne-Claire Coudray sur TF1.

L'agence sanitaire Santé publique France a annoncé, sans toutefois donner plus de précisions, qu'un des "enfants atteints de syndrome hémolytique et urémique (SHU), infectés par une bactérie Escherichia coli (E. coli)" était domicilié en Pays de la Loire. "A ce jour, on ne peut ni écarter ni affirmer que ces cas de SHU soient liés à la consommation de reblochon: souche non isolée et caractérisée, ou consommation de reblochon incriminé pas encore documentée" a poursuivi Santé publique France.

Huit cas sont encore en cours d'analyse, à savoir deux enfants de moins de cinq ans ayant présenté des signes de gastroentérite et six autres ayant développé un SHU, dont l'un est décédé. C'est une maladie grave puisqu'elle est la principale cause d'insuffisance rénale aigue chez l'enfant âgé de 1 mois à 3 ans. Pour huit d'entre eux, des investigations sont en cours.

"L'entreprise Chabert partage l'inquiétude des familles concernées, collabore à l'enquête au côté des services de l'Etat et prend les mesures nécessaires pour remédier à cette situation", a affirmé Céline Chabert, dirigeante de la société.

La fromagerie avait déjà procédé à deux précédents rappels les 11 et 14 mai de lots soupçonnés d'être contaminés.

"Interrogé par l'AFP, l'entreprise n'a pas précisé les volumes concernés, assurant juste qu"'il s'agissait de petites quantités". Santé Publique France avait établi un lien épidémiologique entre ces cas et la consommation de reblochons au lait cru produits par le site de Cruseilles (Haute-Savoie) de l'entreprise Chabert.

Céline Chabert a assuré avoir "renforcé les analyses à la production du lait dans un laboratoire indépendant pour déterminer la source de présence éventuelle d'E".

Sur les 456 analyses réalisées, "100% des lots analysés sont conformes", selon le communiqué.

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