Boeing évalue à 42.700 le besoin de nouveaux avions d'ici 2037

Xavier Trudeau
Juillet 20, 2018

"Nous voyons une demande totale d'avions neufs (d'une valeur) de 6.300 milliards de dollars, (.) à cela s'ajoute une demande pour 8.800 milliards de dollars de services commerciaux", a-t-il dit en présentant les perspectives commerciales de Boeing.

L'avionneur prévoit un marché mondial de 4.600 milliards de dollars pour le marché des services aux avions commerciaux de 2018 à 2037. Randy Tinseth, le vice-président en charge du marketing de Boeing, a même déclaré que c'est la première fois que l'entreprise prévoit une croissance dans toutes les régions du monde, y compris en Europe et en Amérique du nord, révèle le Journal de l'aviation.

PARIS, 17 juillet (Reuters) - Boeing a relevé mardi de 3% sa prévision de marché aéronautique sur 20 ans, mais a revu à la baisse ses projections pour les gros porteurs et avions régionaux, au moment où sa bataille avec Airbus s'intensifie dans les plus petits appareils.

Airbus, qui a diffusé ses propres prévisions la semaine dernière, estime quant à lui que la flotte mondiale d'avions de ligne va plus que doubler au cours des 20 prochaines années, ce qui va entraîner un besoin de 37.390 avions neufs, pour une valeur de 5.800 milliards de dollars.

Boeing entend profiter de cette croissance du marché pour se renforcer dans les services autour de la maintenance, des opérations (cycles de vols et travail au sol) et de l'ingénierie notamment. Il vise un chiffre d'affaires de 50 milliards de dollars dans dix ans pour BGS, contre près de 15 milliards en 2017.

Le segment moyen-courrier, avec notamment le 737 MAX et l'A320neo, est le principal bénéficiaire de cette croissance.

Les deux avionneurs n'entendent pas pour autant en rester là.

Ce segment est également dans la ligne de mire d'Airbus, qui a fait voler quelques dizaines de secondes en début d'année son véhicule volant autonome à décollage vertical.

Se rendre de Saint-Louis (Missouri) à Chicago prend 40 minutes en avion pour un trajet de plus de 400 km, mais il vous faut une heure et demi pour vous rendre de l'aéroport au bureau, a fait valoir Greg Hyslop, pour appuyer la pertinence de ces solutions de transport. Selon lui, ce type de véhicules "voleront dans quelques années" grâce aux nouvelles technologies et à l'Intelligence artificielle.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL