Devises & Matières Premières: L'euro affaibli par Jerome Powell

Xavier Trudeau
Juillet 19, 2018

Les investisseurs suivront avec attention plus tard dans la journée les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, devant la commission bancaire du Sénat américain, suivie mercredi d'une audition à la Chambre des représentants et peu avant la publication du Livre beige de l'institution monétaire. "Dans l'ensemble, le risque que l'économie s'affaiblisse soudainement est grosso modo à l'équilibre avec la possibilité que l'activité s'accélère rapidement", a déclaré Jerome Powell.

Le FMI a fait valoir lundi que le conflit commercial qui oppose les Etats-Unis et ses partenaires pourrait compromettre à brève échéance la croissance économique de la planète, même s'il maintient pour le moment sa prévision d'expansion pour 2018. Ce taux, qui influence le coût des prêts immobiliers et à la consommation notamment, évolue désormais dans une fourchette comprise entre 1,75 et 2 %.

Sur la courbe des taux, Powell note que ce qui importe vraiment pour la politique monétaire c'est où se situe le taux de neutralité. Il a ajouté que les dernières données économiques suggéraient une croissance au deuxième trimestre "considérablement plus forte" qu'au premier où elle s'était élevée à 2,2%. La première estimation officielle du PIB sera annoncée par le département du Commerce le 27 juillet. Du côté de l'inflation, il s'est félicité de données " encourageantes " car la hausse des prix a enfin touché depuis deux mois la cible de 2 % de la Fed après des années d'inflation très basse qui ont fait craindre un ralentissement économique.

Le président de la Fed a également rappelé l'attachement de la banque centrale à l'objectif "symétrique" d'une inflation à 2%, soulignant ainsi que "le FOMC ne s'inquiéterait que si l'inflation se maintenait durablement au-dessus ou en dessous de notre objectif". Il a indiqué que le Comité monétaire de la Fed prévoyait que " le marché de l'emploi allait rester fort et l'inflation allait se maintenir autour des 2 % pour les années qui viennent ".

Jerome Powell observe que le renchérissement des salaires (qui fait du bien aux travailleurs du privé) n'est pas un fait nouveau puisque cela fait cinq ans que ceux-ci progressent plus vite que la croissance... mais la FED peut s'accommoder de la situation actuelle.

Il a par ailleurs salué le fait que le taux de chômage (4% en juin au niveau national) s'était fortement réduit ces dernières années pour les Noirs et les Hispaniques, tombant au plus bas depuis 1972.

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