Donald Trump fait volte-face — Ingérence russe

Claudine Rigal
Juillet 20, 2018

Contrairement à la posture agressive qu'il a adoptée face aux autorités de l'UE, Donald Trump a semblé plus craindre le président Russe et a préféré adopter une attitude beaucoup moins offensive.

Lundi, le directeur du renseignement américain Dan Coats avait mis en avant les évaluations "claires" de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et a évoqué les "efforts en cours" de Moscou pour "saper" la démocratie américaine. Dans une vidéo publiée par la Maison Blanche, Donald Trump affirme qu'il y a eu une erreur de diction dans son discours et que la phrase "Je ne vois nulle raison pour laquelle ce serait la Russie" aurait du être "Je ne vois nulle raison pour laquelle ce ne serait pas la Russie".

"Le président (Poutine) conteste avec force", a-t-il insisté.

La surprenante conférence de presse du président américain avec son homologue russe dans la capitale finlandaise a suscité un tollé dans son propre camp politique, nombre d'élus exprimant sans retenue leur consternation.

Le sénateur républicain Lindsey Graham.

La vague d'indignation, d'une rare intensité, a conduit M. Trump à assurer qu'il gardait une "IMMENSE confiance" dans ses services de renseignement.

"Oui", a répondu ce dernier sans détour. Nous divergeons sur bien des points, mais sommes d'accords sur le fait que le niveau des relations russo-américaines est extrêmement insatisfaisant.

M. Poutine avait alors proposé de permettre à Washington d'interroger 12 agents du renseignement russes inculpés aux Etats-Unis pour interférence dans l'élection, mais à la condition d'une "réciprocité" sur des Américains soupçonnés "d'activités illégales". "Nous avons mené une campagne remarquable et c'est la raison pour laquelle je suis président", a-t-il ajouté.

Rand Paul a mis les critiques du président américain sur le dos d'un "syndrome mental anti-Trump", qu'il a opposé à un supposé harcèlement judiciaire du dirigeant des Etats-Unis.

Donald Trump a demandé à son conseiller à la Sécurité nationale d'inviter le président russe à Washington à l'automne, a indiqué la Maison-Blanche.

Trump et Poutine, acte II.

Vladimir Poutine avait jugé lundi les pourparlers avec Donald Trump de "très réussis et très utiles", qu'ils s'étaient "bien entendus" et que cela avait "dérangé" ceux qui espéraient un "match de boxe".

"Il serait difficile d'imaginer une plus grande absurdité!" En effet, à l'époque, la première dame avait cessé de sourire lorsque Donald Trump s'est tourné vers elle pour lui dire quelques mots, pour aussitôt se crisper. Mais les deux hommes seront restés avares de détails.

Après les théories sur le message caché de la robe jaune de l'ancien mannequin, comparée à celle du dessin animé La Belle et la Bête, les internautes ont allègrement commenté cet autre moment d'égarement face à Vladimir Poutine.

Il maintient que sa dernière rencontre avec Vladimir Poutine a été un véritable succès et écorche au passage les médias qui ne lui sont pas favorables. Mais le format de la rencontre, comme son timing, faisaient du face-à-face d'Helsinki un rendez-vous à part.

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