Donald Trump invite Vladimir Poutine à Washington pour "poursuivre le dialogue"

Claudine Rigal
Juillet 21, 2018

Le magazine américain s'indigne du comportement de Donald Trump, qui a semblé donner davantage de crédit au président russe qu'à ses propres services secrets au sujet de l'interférence de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Alors pour éteindre l'incendie, Donald Trump a fait une déclaration d'une quinzaine de minutes, ce mardi, dans laquelle il explique qu'on a tout simplement mal compris ce qu'il voulait dire, arguant très sérieusement qu'il ne fallait pas entendre comme il l'a dit "je ne vois aucune raison pour laquelle ce serait la Russie", mais plutôt "je ne vois aucune raison pour laquelle ce NE serait PAS la Russie". Dans une vidéo publiée par la Maison Blanche, Donald Trump affirme qu'il y a eu une erreur de diction dans son discours et que la phrase "Je ne vois nulle raison pour laquelle ce serait la Russie" aurait du être "Je ne vois nulle raison pour laquelle ce ne serait pas la Russie".

Donald Trump souhaite "poursuivre le dialogue" avec Vladimir Poutine.

Donald Trump a assuré le lendemain que sa langue avait fourché lors de cette conférence de presse et qu'il estimait que la Russie s'était bien immiscée dans le processus électoral de 2016. Lors de cette même discussion avec Andrea Mitchell, il a appris en direct que le président des Etats-Unis avait convié son homologue russe à Washington, note le Huffington Post.

À Washington, Donald Trump demeure sous le feu de la critique à cause de ses déclarations au terme de son sommet avec Vladimir Poutine.

Sa tournée a déclenché une avalanche de commentaires négatifs émanant de multiples élus et experts géopolitiques, allant de "surréaliste" à "traître", en passant par "embarrassant", "indéfendable".

Signe de l'ampleur du malaise, la chaîne de télévision préférée des conservateurs, Fox News, a laissé une place inédite aux détracteurs de la tournée présidentielle.

Lire aussi Melania Trump à Bruxelles: Le retour de son sosie?

"Vladimir Poutine ne partage pas nos valeurs", a martelé Paul Ryan.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL