Enfants de la grotte: deuxième jour de la périlleuse opération d'extraction

Claudine Rigal
Juillet 9, 2018

Pour effectuer cette mission, treize spécialistes en spéléologie ont été dépêchés.

Baptisés par les réseaux sociaux "Sangliers sauvages 1, 2, 3 et 4", les quatre garçons sont "en sécurité", avait expliqué dimanche soir le chef des secouristes thaïlandais, Narongsak Osottanakorn, sans précision sur leur état de santé ou leur identité.

Lors de la première journée d'évacuation des enfants coincés depuis deux semaines dans un réseau de grottes du nord de la Thaïlande, six d'entre eux ont été secourus et sont sortis à l'air libre, dimanche.

"C'est le grand jour".

Quatre garçons évacués. Dimanche, quatre garçons ont revu la lumière du jour, grâce à des plongeurs expérimentés qui les ont guidés le long d'un parcours tortueux, marqué par des portions inondées et étroites, en particulier un passage très difficile à franchir, dans lequel il faut se faufiler, qui est le cauchemar de la cellule de crise.

Les opérations de secours ont coûté la vie à l'un des sauveteurs, un plongeur aguerri vétéran d'une unité d'élite de la marine thaïlandaise. Un trajet d'au moins cinq heures et jugé à haut risque alors que la plupart des adolescents, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager.

Les secours s'interrogeaient depuis plusieurs jours sur l'opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, compte tenu des prévisions météo qui annoncent des nouvelles pluies. Les sauveteurs ont fait évacuer le site de Tham Luang tôt le matin afin de faire de la place pour "aider les victimes", coincés sous terre depuis maintenant 15 jours. Selon les informations de franceinfo, deux autres jeunes ont pu être conduits en lieu sûr mais ne sont pas encore sortis de la grotte.

"Tous ceux qui ne sont pas impliqués dans l'opération doivent sortir de la zone immédiatement", a annoncé la police par haut-parleur sur le site, où se trouvaient des centaines de journalistes suivant cette "saga" ayant pris une ampleur internationale.

L'annonce d'évacuation a été suivie par un branle-bas de combat dans le camp monté par les journalistes, avec des caméras partout et des lits de camp pour être aux meilleures places pour filmer l'évacuation des enfants.

Les secours ont réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l'oxygène dans la poche où le groupe s'est réfugié et le niveau d'oxygène s'est stabilisé dans la grotte. Narongsak Osottanakorn, le chef de la cellule de crise, avait prévenu vendredi soir que l'afflux de médias posait problème. "Les équipes médicales se sont plaintes auprès de moi que cela devient un problème", avait-il dit, évoquant des mesures à venir. Dimanche matin, aucune percée de ce côté là n'avait été annoncée.

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