Interview de Benalla : pourquoi TF1 a coupé des questions liées au GSPR

Pierre Vaugeois
Juillet 29, 2018

Concernant le port d'armes, Alexandre Benalla a confirmé avoir une autorisation, notamment pour accompagner Emmanuel Macron lors de ses déplacements privés: "La menace est plus élevée".

Après une première interview accordée au Monde dans le courant de la semaine et un passage remarqué au 20h de TF1 ce vendredi, Alexandre Benalla continue à livrer sa version des faits dans l'affaire qui porte son nom. C'est ce coup-ci dans les colonnes du Journal du Dimanche qu'il s'épanche sur son parcours et sur sa situation actuelle.

"Il n'y a pas d'affaire d'Etat là-dedans", a-t-il martelé, répétant quasiment mot pour mot une argumentation déroulée la veille dans un entretien fleuve au Monde.

Comme l'indique des médias, ce véhiculé y a été placé le 20 juillet, jour du début de la garde à vue d'Alexandre Benalla, qui l'a garé "un peu n'importe comment" et a été ainsi sanctionné. Avec Vincent Crase, employé de la République en marche, il font l'objet depuis jeudi de deux plaintes de deux jeunes de 23 et 24 ans, adressées au parquet de Paris, a affirmé l'un de leurs avocats, Me Grégory Saint-Michel.

Les faits seraient déroulés au Jardin des plantes quelques heures avant la scène polémique de la place de la Contrescarpe.

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Emmanuel Macron sur l'affaire Benalla: "Rien ne (me) troublera"

"Je ne considère pas avoir commis d'acte répréhensible par la loi, je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux".

Aujourd'hui, il n'exclut pas une audition devant les commissions d'enquête. Le président de la République, d'abord silencieux pendant plusieurs jours, a dit assumer en bloc sa responsabilité, avant de considérer close cette "tempête dans un verre d'eau ".

"C'est une histoire de droit commun, c'est banal, il ne se passe rien".

Nouveau rebondissement dans l'affaire Benalla?

Si les auditions sont finies à l'Assemblée, où LREM estime avoir "procédé à toutes les auditions utiles à la recherche de la vérité", la commission d'enquête du Sénat, prévue pour six mois, poursuit ses travaux et pourrait éventuellement rajouter des auditions.

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