La campagne pro-Brexit sanctionnée pour infraction au code électoral

Claudine Rigal
Juillet 19, 2018

La commission indique que la campagne "Vote Leave" (Votez pour la sortie de l'UE) a collaboré avec un autre groupe électoral, "BeLeave", qui a dépensé 675.000 livres sterling (environ 762.000 euros) via une société baptisée Aggregate IQ spécialisée dans la collecte de données pour le ciblage d'électeurs.

Christopher Wylie avait affirmé qu'Aggregate IQ (AIQ), une entreprise canadienne liée à Cambridge Analytica, avait travaillé avec cette dernière afin d'aider la campagne en faveur de la sortie de l'UE "Leave.EU" à contourner son plafond de dépenses.

La campagne "Vote Leave" s'est vu imposer une amende pour avoir contourné les limites de dépenses prévues par la loi électorale, sans que cela ne remette en cause le Brexit.

Le référendum, lors duquel les citoyens britanniques ont choisi de quitter l'Union européenne lors d'un vote très serré avec 52 % pour et 48 % contre, a été marqué par l'une des pires campagnes politiques de l'histoire contemporaine.

Pour les partisans du maintien dans l'UE, les conclusions de la Commission ont jeté le doute sur la valeur du résultat issu du référendum et renforcé la nécessité d'en organiser un second. "La question de sa validité se pose désormais", estime-t-il.

Grande-Bretagne. Amende pour la campagne pro-Brexit pour avoir enfreint le Code électoral
La campagne officielle pro-Brexit sanctionnée d’une amende pour infraction électorale

Les accusations portent surtout sur des dons totalisant plus de 675000 £ [760000 €] qui ont été transférées du groupe de campagne "Vote Leave" à un autre groupe de jeunes pro-Brexit appelé "BeLeave ", dirigé par Darren Grimes, étudiant en mode, alors âgé de 22 ans.

Vote Leave devra payer 61.000 livres (69.000 euros) pour plusieurs infractions au code électoral, et le fondateur du groupe BeLeave, Darren Grimes, 20.000 livres, le maximum possible pour un particulier. Les affaires ont également été transmises à la police et pourraient donner lieu à des poursuites. Selon son porte-parole: "Le rapport de la Commission électorale contient un certain nombre de fausses accusations et d'affirmations incorrectes qui sont totalement inexactes et ne résistent pas à un examen minutieux". Il a regretté que les enquêteurs aient écouté de "soi-disant lanceurs d'alertes" et "n'ait interviewé personne de Vote Leave". "Nous étudions les options possibles mais sommes confiants que ces conclusions seront rejetées".

Mais selon la Commission, depuis le début de l'enquête, Vote Leave a "refusé de coopérer, a rejeté nos demandes d'entretien avec un représentant (du mouvement), et nous a forcés à utiliser nos pouvoirs légaux pour le contraindre à fournir des preuves".

Des preuves importantes avaient été trouvées.

La commission électorale britannique a annoncé mardi avoir infligé une amende au groupe qui a fait campagne en faveur du Brexit lors du référendum de 2016 en Grande-Bretagne pour infraction à la loi sur les dépenses électorales qui a été signalée à la police.

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