L'Arabie saoudite prête à augmenter sa production si nécessaire — Pétrole

Xavier Trudeau
Juillet 5, 2018

"Maintenant ils supplient les Saoudiens d'augmenter [leur production] de pétrole de façon que si la part de l'Iran diminue, rien ne se passe sur le marché mondial".

La Russie et l'Arabie saoudite seront confrontées à des conséquences désastreuses si elles augmentent leur production de pétrole, a déclaré le chef de la compagnie énergétique de l'Etat.

Le président américain déploie toute son énergie à exercer la plus forte pression possible sur l'Iran et le Venezuela, cibles privilégiées de ses attaques verbales et économiques.

Sans nommer l'Arabie saoudite, M. Zangeneh écrit que "toute augmentation de la production d'un Etat membre qui irait au-delà de ce qui est stipulé dans les décisions de l'Opep" adoptées le 22 juin "constituerait une violation de l'accord".

"Il ne faut pas oublier que l'Arabie saoudite n'a pas promis de déployer la totalité de ses 2 millions de barils quotidiens, et que même s'ils le voulaient il leur faudrait plusieurs mois pour produire à ce rythme", a souligné Tamas Varga, analyste chez PVM. Les deux dirigeants ont aussi parlé "des efforts des pays producteurs pour combler les éventuelles insuffisances dans les approvisionnements", selon l'agence.

Le président américain a régulièrement critiqué l'Opep ces dernières semaines, l'accusant de ne pas agir.

Ainsi, l'Algérie, qui devait initialement limiter sa production à 1 080 000 barils/j, va ajouter 26 000 barils/jour additionnels pour contribuer aux efforts engagés par l'Opep et ses partenaires pour assurer la stabilité des marchés, selon le ministre. En avril, il avait accusé le cartel de maintenir des prix "artificiellement très élevés".

Le département d'État américain avait enjoint mardi tous les pays, y compris la Chine et l'Inde, gros clients de Téhéran, de cesser leurs importations de pétrole iranien d'ici au 4 novembre sous peine de s'exposer aux sanctions américaines rétablies du fait de la décision prise en mai par Washington de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015.

" Une baisse du prix du baril ne servira pas les intérêts des grands producteurs de pétrole ", a souligné M. Kaddour.

Réagissant à la demande faite par Donald Trump à l'Arabie saoudite d'augmenter sa production de pétrole pour faire baisser les cours mondiaux, le PDG de la société nationale des hydrocarbures algérienne SONATRACH, a appelé au maintien du niveau de production actuel conformément à l'accord de l'OPEP signé à Alger le 28 septembre 2016. Les participants à cette rencontre ont convenu une augmentation effective de 600.000 barils par jour.

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