Le CSeries de Bombardier devient le Airbus A220

Xavier Trudeau
Juillet 11, 2018

"On élargit la gamme, on couvre un segment de marché beaucoup plus large", a déclaré Guillaume Faury, patron de la branche aviation commerciale d'Airbus.

Airbus et Bombardier avaient annoncé leur rapprochement spectaculaire en octobre, permettant au programme CSeries en difficulté de s'appuyer sur la force commerciale d'Airbus et son réseau dans le monde pour décoller sur le plan commercial.

"L'avantage pour Bombardier, c'est de trouver un avenir à cet avion avec Airbus", a expliqué M. Faury.

Un peu plus tôt, au Québec, le Premier ministre, Philippe Couillard, avait concédé que "cela nous fait tous quelque chose".

L'avionneur européen a dévoilé ce mardi l'Airbus A220 qui se déclinera en A220-100 et pourra embarquer 100 à 135 passagers et A220-300 qui aura une capacité de 130 à 160 passagers.

" La sélection des appareils A220 par JetBlue pour complémenter sa flotte croissante de la famille A320 est un appui formidable", a souligné le chef de la commercialisation d'Airbus, Eric Schulz, en faisant valoir que les deux avions donneraient la possibilité d'atteindre, ensemble, des niveaux d'efficacité inégalables.

Dans la foulée du partenariat entre le constructeur européen et le Canadien, Boeing a annoncé la signature d'un protocole d'accord permettant à l'avionneur américain de s'emparer de la totalité des activités civiles de l'avionneur brésilien Embraer pour 3,8 milliards de dollars.

"Il semblerait que ce qu'a fait Airbus avec Bombardier donne du souci aux autres industriels concernés et Boeing est en train de voir comment il va pouvoir réagir", s'est amusé M. Faury.

Airbus compte aussi sur les synergies qu'il peut dégager et l'effet de masse auprès de sa chaîne d'approvisionnement pour réduire les coûts de production de l'avion qui n'a pas encore enregistré le succès commercial espéré.

Pour ce qui est des commandes et des livraisons, la famille CSeries de Bombardier totalise jusqu'à présent 402 appareils contractualisés et 38 avions en services (23 chez Swiss, 9 chez AirBaltic et 6 chez Korean Air), un nombre qu'entend bien faire fortement croître David Dufrenois, le directeur des ventes de CSALP.

La compagnie affirme également que les atouts de ces nouveaux appareils permettront de développer sa stratégie de croissance de ses " villes cibles, y compris les options de programmation des vols transcontinentaux.

La valeur au prix catalogue de l'A220-100 est de 79,5 millions de dollars et de 89,5 millions pour l'A220-300.

Après Mirabel, une seconde ligne d'assemblage sera installée à Mobile (Alabama, sud des Etats-Unis), afin de servir le marché américain.

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