Le président se rend sur les lieux de l'attentat — Mali

Claudine Rigal
Juillet 2, 2018

L'attaque s'est soldée par un bilan provisoire de trois morts, dont deux militaires et un civil, ainsi que huit blessés légers.

Six personnes ont péri vendredi dans l'attaque contre le quartier général de la force conjointe du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, qui a également fait de nombreux blessés, a-t-on appris de sources hospitalière et militaire.

Le Président ISSOUFOU MAHAMADOU réaffirme la détermination des pays membres du G5 Sahel à combattre les forces terroristes avec fermeté afin de rétablir la quiétude et la sérénité habituelles dans lesquelles vivent les populations du Sahel. Quatre suspects ont été arrêtés, selon le général Sidi Alassane Touré, gouverneur de Mopti, chef-lieu de la région. Le drame a fait six morts, a précisé une source hospitalière.

Selon le porte-parole du groupe dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, cité par l'agence, les assaillants ont utilisé une voiture piégée et des "infiltrés" pour perpétrer l'attentat. C'est la première fois que le siège du poste de commandement opérationnel de la Force conjointe est attaqué.

"Il y a eu une très forte détonation", suivie d'échanges de tirs d'armes automatiques, ont indiqué à l'AFP des habitants, dont une vendeuse d'oranges, Haoussa Haidara. "Solidarité avec nos partenaires africains avec qui nous poursuivrons sans relâche la lutte contre le terrorisme", a-t-elle dit. La France, qui conduit dans la région l'opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les États africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en œuvre est pour l'instant marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d'euros, et des accusations de violations des droits de l'Homme par les troupes de la force conjointe.

Ce plan vise à mobiliser des ressources publiques et générer des investissements privés dans dix pays (Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal et Tchad) pour soutenir les initiatives en cours des gouvernements, des organisations internationales et régionales, selon l'ONU.

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