Les livreurs font grève pendant la Coupe du monde (pour marquer le coup) — Restauration en ligne

Xavier Trudeau
Juillet 10, 2018

Ces derniers ont également appelé tous les clients à "ne pas commander la semaine du 8 au 15 juillet" pour soutenir le mouvement.

Les initiateurs de la mobilisation, qui travaillent pour Uber Eats, Deliveroo, Foodora, Stuart et Glovo, réclament "une tarification minimum horaire garantie" dans leur contrat, "la prise en compte de la pénibilité du travail via différents bonus (pluie, week-end, nuit)", ainsi que des "plages de travail et une activité" garanties, alors que les plateformes emploient toujours plus de livreurs.

Plus généralement, ils s'inquiètent d'un projet de loi, qui sera examiné par le Sénat le 10 juillet prochain. Il prévoit la possibilité, pour une plateforme, d'établir une "charte" qui définisse "ses droits et obligations ainsi que celles des travailleurs avec lesquels elle est en relation".

L'amendement précise cependant que "l'établissement de la charte et le respect des engagements pris par la plateforme [.] ne peuvent caractériser l'existence d'un lien de subordination juridique entre la plateforme et les travailleurs". Ce qui éloigne tout risque de requalification des contrats livreurs/plateformes en contrats de travail.

"Il est désormais indispensable de renverser le rapport de force", explique le Clap, le collectif des livreurs parisiens, sur Twitter. Mais pas des revenusC'est depuis la fin 2015 que les livraisons à domicile ont connu une forte croissance en France, notamment à Paris.

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