Nissan plaide coupable — Contrôle pollution

Xavier Trudeau
Juillet 10, 2018

Désormais c'est Nissan qui est pris dans la tourmente. Le proverbe s'appliquera-t-il à Nissan alors que le constructeur japonais vient d'admettre, ce lundi, avoir falsifié des contrôles de pollution concernant les véhicules fabriqués au Japon? Pour rappel, le constructeur avait été obligé, depuis septembre dernier et sur demande des autorités, de conduire des inspections sur la façon dont sont contrôlées les voitures. L'affaire concerne la plupart de ses usines au Japon. L'entreprise a également reconnue que des personnes non-certifiées signaient les documents de test. Ils étaient uniquement détenteurs des certificats requis pour les véhicules devant être exportés à l'étranger. Les mesures de performance concernant les émissions de gaz d'échappement et des tests d'économie de carburant n'ont pas été effectuées conformément au protocole prescrit, explique-t-il dans un communiqué.

"Durant cette enquête interne, sont apparues les autres pratiques répréhensibles dont le groupe a fait état au ministère japonais des Transports avant de prévenir la presse".

" Des investigations exhaustives sur les faits décrits ci-dessus, y compris sur les causes et les antécédents de ce type de mauvaise conduite, sont en cours", a par ailleurs assuré le constructeur.

Les véhicules, "hormis le modèles GT-R", sont cependant en eux-mêmes conformes aux normes de sécurité japonaises et leurs émissions gazeuses correspondent aux spécifications du catalogue, "ce qui signifie qu'il n'y a pas d'erreurs dans les chiffres d'économie de carburant divulgués par Nissan" aux clients.

Lors d'une conférence de presse, à l'occasion de la publication de ce communiqué, le constructeur allié de Renault et Mitsubishi a précisé que ce problème s'était révélé lors d'une inspection pratiquée par ses soins.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL