Un "accord" pris pour expulser l'islamiste vers l'Algérie — Djamel Beghal

Pierre Vaugeois
Juillet 15, 2018

Après une longue procédure et d'intenses tractations diplomatiques entre Paris et Alger, les autorités consulaires algériennes semblent accepter de délivrer rapidement une autorisation d'expulsion, avec un document d'identité car les papiers d'identité de Beghal sont arrivés à expiration.

Il avait été condamné à dix ans de prison en 2005 pour association de malfaiteurs terroristes, puis de nouveau à dix ans de prison en 2013 pour avoir planifié l'évasion de Smaïn Aït Belkacem, du Groupe islamique armé (GIA) algérien.

Il est également considéré comme le mentor de Chérif Kouachi, un des auteurs de l'attaque de janvier 2015 à Paris contre Charlie Hebdo, et d'Amedy Coulibaly, qui a tué quatre juifs dans une supérette et une policière à la même époque. "S'il fallait illustrer les difficultés qu'il y a parfois à traiter la menace terroriste avec les outils traditionnels du droit, Djamel Beghal constituerait, à n'en pas douter, un cas d'école passionnant". Il est actuellement incarcéré dans le centre pénitentiaire de Vézin, près de Rennes.

Bénéficiant d'une remise de peine, Djamel Beghal doit être libéré le 16 juillet, mais il sera aussitôt expulsé vers son pays d'origine: l'Algérie.

(...) Il y a lieu de penser qu'un accord a été pris puisque cet individu, qui avait d'ailleurs été déchu de la nationalité française, a 20 ans de prison à aller purger dans son pays d'origine, puisqu'il avait été recherché et condamné pour des activités délictueuses et criminelles.

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