73 ans après, le Japon se souvient du bombardement atomique d’Hiroshima

Claudine Rigal
Août 9, 2018

Les détails de l'incident remontent au 6 août 1945, lorsque le ciel était dégagé au-dessus du parc mémorial d'Hiroshima, et lorsque la cloche de la paix a sonné; la ville a été surprise par le bombardier américain B-29 qui largua sur cette cité la bombe atomique "Little Boy", entraînant la mort de quelque 140.000 personnes.

Au petit matin du 6 août 1945, le bombardier américain Enola Gay survole le Japon avec dans sa soute, la bombe la plus meurtrière jamais fabriquée. Lors de la cérémonie de commémoration, le maire a lancé un vibrant avertissement face au regain de nationalisme dans le monde.

De la douleur d'une telle tragédie, le Japon continue à rêver d'un monde sans arme nucléaire.

Également présent à la cérémonie, le Premier ministre Shinzo Abe opte pour un discours laissant paraître les contradictions japonaises sur ce sujet des armes nucléaires.

L'an dernier, le Japon avait choisi de ne pas signer un traité qui interdit l'arme atomique, adopté à l'ONU, s'alignant sur les puissances nucléaires qui invoquent la menace nord-coréenne pour dénoncer la naïveté du texte.

"Étant le seul pays à avoir souffert d'un bombardement atomique, c'est notre mission de mener avec patience des efforts pour un monde sans nucléaire".

"Avec cela comme point de départ, nous devons obtenir la coopération des pays avec et sans armes nucléaires".

Trois jours après la destruction de Hiroshima, une deuxième bombe atomique, "Fat Man", frappait la ville de Nagasaki. Le 15 août, le Japon annonçait sa capitulation, qui ouvrait la voie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L'ex président américain Barack Obama s'était rendu à Hiroshima en mai 2016, soit la première visite en ce lieu de mémoire d'un président américain en exercice.

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