A suivre aujourd'hui — Air France KLM

Xavier Trudeau
Août 16, 2018

L'intersyndicale d'Air France (CGT, FO, SUD, SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF, SNPL, Alter), qui a mené 15 journées de grève depuis février pour les salaires, a fait part jeudi de sa plus ferme opposition à la nomination d'un "dirigeant étranger".

Elle vise Delta Airlines, compagnie américaine possédant 8,8 % du capital d'Air France-KLM.

La question de la participation de 14% de l'Etat français au capital d'Air France-KLM pourrait aussi se poser à nouveau après le galop d'essai du premier groupe hôtelier européen AccorHotels, qui a renoncé en juillet à proposer d'en reprendre tout ou partie en estimant que les conditions "ne sont pas réunies" pour une telle opération.

Jean-Marc Janaillac, qui occupait le poste de PDG d'Air France, a annoncé début mai sa démission après le rejet par référendum d'un projet d'accord salarial au sein de la compagnie, qui traverse une violente crise sociale.

Contactée par l'AFP, Air France-KLM s'est bornée à indiqué que "le processus de nomination continue", mais que "rien n'est décidé pour l'instant" sans confirmer la tenue d'un conseil d'administration jeudi. Neuf syndicats de la compagnie ont pris les devants ce 16 août en jugeant "inconcevable" de nommer "un dirigeant étranger" aux commandes du groupe franco-hollandais Air France-KLM.

Elle se réunira le 27 août pour "déterminer les actions qu'elle mènera dès la rentrée, afin d'obtenir la fin du blocage qu'elle dénonce depuis des mois".

Selon toute probabilité, c'est ce que la compagnie aérienne va annoncer ce 16 août, à l'issue de son conseil d'administration. "Je peux vous dire que le représentant de l'État votera en faveur de cette nomination".

Désormais, Air France-KLM est toujours dans l'attente d'un patron définitif.

En Bourse, l'action Air France-KLM a clôturé mercredi en tête de l'indice SBF 120, avec un gain de 1,59% à 8,92 euros, soutenue par la perspective d'une fin prochaine des incertitudes sur la gouvernance du groupe. "Il a réussi la transformation d'une grande compagnie, Air Canada".

"Nous souhaitons tourner la page le plus vite possible du conflit chez Air France, fleuron national". Pour Philippe Evan, "il faut un dirigeant connaissant les spécificités du dialogue social français, qui maîtrise les détails du marché aérien européen".

"Benjamin Smith s'est déclaré candidat une fois que le salaire de PDG d'Air France a été aligné sur la concurrence, explique au HuffPost Xavier Tytelman, consultant en aéronautique".

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