Affaire russe: le fils de Trump cherchait bien des informations sur Clinton

Claudine Rigal
Août 7, 2018

Donald Trump a admis, dimanche 5 août, que son fils avait rencontré une avocate russe "pour obtenir des informations" sur Hillary Clinton, son adversaire démocrate à la présidentielle de 2016, qualifiant de "totalement légal" ce rendez-vous pourtant dénoncé comme l'indice d'une tentative de collusion avec Moscou.

"Il s'agissait d'une réunion pour obtenir des informations sur une opposante, c'est totalement légal, et cela se fait tout le temps en politique - Et ça n'a mené nulle part".

Fake News reporting, a complete fabrication, that I am concerned about the meeting my wonderful son, Donald, had in Trump Tower. I did not know about it! "Je n'en savais rien!", affirme-t-il.

C'est la première fois que le président des États-Unis s'exprime aussi clairement et sans détour à propos du contenu de cette réunion.

Donald Trump, qui a engagé un véritable bras de fer avec le procureur spécial, vient en effet de reconnaître, sur Twitter, que son fils, Donald Trump Jr, avait rencontré des responsables russes afin d'obtenir des informations sur son adversaire, Hillary Clinton.

Il indiquait alors que l'avocate " n'avait pas d'information à donner " et qu'elle avait alors voulu discuter du problème de l'adoption et de la loi américaine Magnitsky, qui sanctionne les responsables russes liés aux violations de droits de l'homme.

Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et son directeur de campagne de l'époque, Paul Manafort, étaient également présents.

Son fils avait dans un premier temps affirmé qu'elle avait porté sur un contentieux entre Washington et Moscou concernant les adoptions d'enfant.

Un an et demi après son élection, Donald trump n'a pas encore nommé un ambassadeur dans plusieurs pays, dont le Maroc, pays censé être un allié stratégique des Etats-Unis selon la terminologie utilisée par la MAP, l'appareil de propagande du palais royal.

Le président américain assure n'avoir rien su pendant la campagne de cette réunion avec une avocate proche du Kremlin.

Aujourd'hui, le président Trump a admis sa connivence avec les Russes lors de sa campagne présidentielle, a de son côté renchéri Eric Swalwell, représentant démocrate de Californie. Maintenant vous dites que vous n'étiez pas au courant avant [qu'elle ait lieu]. "Rien de tout cela n'est normal ou crédible", a lancé dimanche sur Twitter Adam Schiff, numéro deux de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants.

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