Apple et Facebook suppriment du contenu du conspirationniste Alex Jones | Réseaux sociaux

Pierre Vaugeois
Août 7, 2018

Dans ses podcasts, Alex Jones, qui bénéficie d'une large audience aux États-Unis (2,5 millions d'abonnés sur YouTube avant la fermeture de sa chaîne), relaie quotidiennement des théories conspirationnistes. Très controversé, Alex Jones n'hésite pas à publier des hoax en tant qu'informations véritables, ce qui lui vaut les inimitiés d'un grand nombre de personnes; ainsi en 2012, Alex Jones avait osé affirmer que les victimes du massacre de l'école élémentaire de Sandy Hook n'existaient tout simplement pas, et que la tuerie était un simple montage des médias; de nombreux rescapés du massacre de Sandy Hook ont depuis porté plainte contre ces propos jugés diffamatoires.

Il y a quelques jours, Facebook a retiré quatre vidéos de pages affiliées à Alex Jones qui violaient le règlement du réseau social sur le discours haineux et le harcèlement, a justifié la plateforme dans un message posté lundi.

" Nous avons été complètement bannis de Facebook, Apple et Spotify ", a constaté lundi Alex Jones depuis son compte Twitter, réseau social sur lequel le polémiste n'a fait l'objet d'aucune restriction. Facebook a tenu à préciser que c'est bien le langage utilisé et pas les thèses véhiculées par l'Américain qui l'a incité à agir.

Apple a retiré d'iTunes des podcasts du conspirationniste américain Alex Jones, un mouvement rapidement suivi par Facebook, YouTube et Spotify sur leur plateforme respective.

Une ligne similaire à celle défendue fin juillet par YouTube, qui avait interdit à Alex Jones d'utiliser la plateforme pour diffuser en direct, faute d'avoir respecté le règlement de la filiale de Google sur le discours haineux et la mise en danger d'enfants.

Sollicité par l'AFP au sujet d'Alex Jones, Twitter n'a pas donné suite. Le service de musique en ligne Spotify a également annoncé avoir retiré de sa plateforme tous les enregistrements de l'émission "The Alex Jones Show" et privé le programme d'accès à l'avenir, évoquant également des entorses à son règlement sur les discours haineux.

Fondateur du site Infowars.com, proche des milieux d'extrême droite américains, Alex Jones est un adepte des théories du complot.

"Cette purge était une action coordonnée et n'avait rien à voir avec l'application des règles sur les propos haineux", a affirmé l'agitateur dans son émission de lundi. "Les géants de la tech se sont entendus contre les conservateurs", a ainsi titré le site Gateway Pundit. "Qui tire les ficelles en coulisse?". Des sanctions dénoncées par l'extrême droite, qui y voit un complot.

"CNN et les démocrates poussent les +Big Tech+ à censurer ceux qui les critiquent", a écrit, sur le site Breitbart, le journaliste Allum Bokhari pour qui la séquence de lundi "montre à quel point la concentration du pouvoir est passé du gouvernement aux Big Tech".

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