L'épouse de François de Rugy dénonce un roman à paraître

Pierre Vaugeois
Août 9, 2018

Il a finalement obtenu pour sa cliente l'insertion d'un encart dans l'ouvrage, stipulant que ce dernier "porte atteinte de manière répétée à l'intimité de sa vie privée".

Elle avait informé dès le 17 juillet les éditions Stock " qu'elle entendait solliciter l'interdiction du livre ".

" La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut-être était-ce juste un rire, et, pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo jamais son frère, puis il a attrapé un couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer - cela faisait une heure à peine qu'il les connaissait".

Interrogé par Le Point, Jérôme Guedj estime que le roman de sa compagne est "une histoire qui n'a rien à voir avec la vie que Séverine et moi avons menée ni avec Joseph" Et d'ajouter que "voir Joseph dans Salomon, comme le fait sa mère, est abusif et insupportable". Déplorant que dans son œuvre de fiction, Mme Servat de Rugy ait cru déceler "des traits de sa personnalité et surtout de la personnalité de son enfant", la romancière indique qu'un encart, en accord avec son éditeur, sera inséré dans les livres.

"J'aurais préféré que ce récit n'existe pas".

La journaliste dit avoir été "bouleversée" à la lecture de l'oeuvre.

"Viol de l'intimité". "Lire ce qui est du domaine de l'emprunt massif et répété à un contexte privé, ce qui relève du viol de l'intimité sous un jour dégradant, sinon malveillant, est terriblement choquant, violent, destructeur", explique la journaliste dans l'hebdomadaire.

Elle dit disposer d'un "ensemble de documents solides" lui permettant d'affirmer que l'auteure s'est largement inspirée de sa vie et de celle de son enfant pour écrire. Un communiqué commun précise par ailleurs que Séverine Servat de Rugy "a estimé que des passages" du livre "portaient des atteintes graves et répétées à l'intimité de sa vie privée et à celle de son enfant", ce qu'Emilie Frèche "a contesté" tout en admettant "avoir puisé une partie de son inspiration dans son vécu, notamment familial".

D'après L'Express, le fils de Séverine Servat de Rugy "présente des signes de précocité". "On envisage sa mort à la fin", poursuit-elle. Est-ce que c'est agréable? "Mais, puiser dans la vie privée de mon fils et de ses souffrances intimes est inacceptable, injustifiable". Pour l'ex-député socialiste, "le président de l'Assemblée nationale, qui a longuement témoigné dans le dossier d'assignation, demande l'interdiction d'un livre".

Cette dernière se réserve le droit de demander des dommages et intérêts: "La justice est là pour offrir une réparation aux victimes".

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