La High-Tech au service du Hajj — Arabie Saoudite

Claudine Rigal
Août 20, 2018

Les mouvements de pèlerins s'effectuent dans un climat de ferveur qui fait oublier la chaleur étouffante alors que la température excède largement les 40 degrés Celsius.

"Oh Allah, me voici devant toi", répètent des groupes de fidèles en disant ainsi se présenter en toute humilité devant Dieu dont ils réclament la clémence.

"Je me sens si chanceuse", a confié Nazia Noor, une Néo-Zélandaise de 36 ans, en poussant son père dans une chaise roulante.

Pour rappel, le "hajj" est l'un des cinq piliers de l'islam. Des applications pour aider les fidèles à trouver leur chemin ou obtenir des soins médicaux d'urgence auprès du Croissant-Rouge saoudien seront fonctionnelles. Et pour les fidèles un peu moins "high tech" une brigade de traducteurs est à pied d'oeuvre pour aider les non-arabophones qui viennent du monde entier et parlent une douzaine de langues. L'Aïd al-Adha dure trois jours, cette deuxième journée est dédiée aux prières et aux invocations.

C'est sur le mont Arafat que le prophète Mahomet a prononcé, selon la tradition islamique, son sermon d'adieu aux musulmans qui l'avaient accompagné pour le pèlerinage à la fin de sa vie.

Les autorités ont aussi amélioré la sécurité après une série de drames ces dernières années.

En 2015, une bousculade avait fait 2 300 morts. Il y a une logistique, il faut prendre en charge des pèlerins qui viennent pour la plupart de l'étranger (70%) et au niveau sécuritaire, on sait que le royaume d'Arabie saoudite est confronté à une menace terroriste récurrente. Plusieurs réformes emblématiques ont été votées, dont celle donnant le droit aux femmes de conduire.

Les autorités font preuve dans le même temps d'une grande fermeté face à toute voie dissidente.

Le pèlerinage intervient en outre en pleine guerre au Yémen où l'Arabie saoudite intervient contre des rebelles Houthis soutenus par l'Iran, le grand rival régional de Ryad. Pour se retrouver dans cet événement, d'une affluence considérable, les autorités saoudiennes proposent une application; "Manasikana". Téhéran avait alors suspendu temporairement l'envoi de ses citoyens au hajj.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL