Le Gabon suspend France 2 pour un an

Pierre Vaugeois
Août 24, 2018

La décision a été annoncée dans un communiqué de la Haute autorité gabonaise de la communication (HAC).

La Haute autorité de la communication (HAC) du Gabon dirigée par l'ancien conseiller présidentiel d'Ali Bongo, est en colère contre la première chaîne de télévision publique française France 2.

Le régulateur des médias avait été saisi par le vice-président gabonais, Pierre Claver Maganga Moussavou, pour "atteinte à sa personne et défaut de preuves" après la publication dans ce journal d'articles révélant des achats de véhicules de luxe par M. Moussavou.

La HAC a également suspendu pour trois mois la société de diffusion de chaînes câblées SatCon, accusée de pirater beIN Sports.

Dans le cas d'espèce, qui de Setrag et de Gabon 1ère véhicule "une image négative du peuple gabonais", comportement qui selon l'institution justifie l'interdiction de la diffusion de tous spots ou publi-reportages de ladite entreprise? Par conséquence, elle interdit aux chaînes publiques et privées la diffusion de tout spot ou publireportage de cette entreprise, filiale du groupe minier français Eramet. Pourtant en matière de sanction, la peine la plus lourde est administrée pour les cas les plus graves. La chaîne de télévision généraliste française de service public est suspendue de diffusion pendant 12 mois (un an) sur les bouquets des opérateurs de distributions des chaines de télévision disponible sur le territoire gabonais, pour avoir rediffusé le 16 août 2018, à la veille des festivités marquant la fête de l'indépendance, le documentaire intitulé "Le Clan Bongo, une histoire française" réalisé par l'équipe de rédaction de "Complément d'enquête".

La HAC a jugé que la rediffusion du reportage était "répréhensible" et qu'elle portait "atteinte aux institutions de la République, à la dignité d'autrui (.) de nature à troubler l'ordre publique".

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