Le nombre de verres d'alcool dangereux pour le cerveau — Démence

Evrard Martin
Août 3, 2018

Selon une étude britannique publiée mercredi dans la revue médicale BMJ, et relayée par Le Parisien, les buveurs modérés d'alcool sont moins susceptibles d'être touchés par la démence que les abstinents.

Les travaux sont basés sur l'évaluation de la consommation d'alcool et de la dépendance à ce dernier de 9087 fonctionnaires britanniques âgés de 35 à 55 ans entre 1985 et 1993. Ceux qui ont déclaré n'avoir jamais bu d'alcool entre la trentaine et la cinquantaine ont finalement couru un risque 47% plus élevé d'être atteints par la maladie, par rapport à ceux qui buvaient entre une et quatorze unités d'alcool par semaine -quatorze étant la limite recommandée. Ceux qui buvaient plus que la limite recommandée avaient un risque encore plus élevé de souffrir de cette perte des capacités cognitives. Cette nouvelle étude sur la démence se veut quant à elle seulement une observation statistique: elle n'établit pas de lien de cause à effet. Toutefois, "en aucun cas, les résultats observés chez les abstinents ne doivent encourager les personnes ne buvant pas à commencer à boire de l'alcool", indique Séverine Sabia, chercheuse à l'Inserm et principale auteur de l'étude, qui rappelle qu'en France l'alcool est responsable de 49 000 décès chaque année par plusieurs types de maladies.

D'autres chercheurs avaient déjà associé la consommation modérée de vin à une meilleure santé, en supposant que certains de ses composants organiques, les polyphénols, étaient bénéfiques pour le système nerveux ou cardiovasculaire. Mais ces résultats restent controversés.

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