Quand Aretha Franklin chantait pour l'investiture de Barack Obama en 2009

Pierre Vaugeois
Août 17, 2018

Dan Aykroyd, inoubliable interprète des Blues Brothers ne pouvait pas rester silencieux face à la perte de celle qui a collaboré à ce chef d'œuvre. La chanteuse était âgée de 12 ans et 14 ans lorsqu'elle a eu ses premiers enfants.

En 2005, Aretha Franklin avait reçu du président George W. Bush la médaille de la Liberté, la plus haute distinction américaine pour un civil. Dans sa voix, nous pouvions lire notre histoire, dans son entièreté et dans toutes ses nuances: "notre puissance et nos peines, notre côté sombre et notre lumière, notre quête de la rédemption et le respect gagné difficilement".

"Dans l'un des moments les plus difficiles de nos vies, nous ne trouvons pas les mots adéquats pour exprimer la douleur qui saisit nos coeurs", déclare la famille dans le communiqué transmis par l'agent de la chanteuse.

Immédiatement après l'annonce du décès, les réactions ont afflué, des artistes aux politiques, dans un éloge à l'unisson. Jusqu'à ce qu'elle se décide à lui annoncer son intention de se consacrer à une musique plus pop, plus séculaire.

Interviewé par le journal 20 Minutes, Sebastian Danchin, auteur de la biographie Aretha Franklin, portrait d'une natural woman est revenu sur l'impact de l'artiste dans le monde.

L'album live "Amazing Grace" reste à ce jour le plus vendu par la Queen of Soul (plus de 2 millions d'exemplaires rien qu'aux Etats-Unis).

L'ancien président américain Barack Obama a rendu hommage jeudi à la "divine" Aretha Franklin décédée jeudi à 76 ans, en estimant qu'elle avait contribué à "façonner l'Amérique".

Au cours des dernières années de sa vie, Aretha Franklin aura eu la possibilité de voir un afro-américain entrer à la Maison Blanche.

"Je ne voulais vraiment pas chanter au début, mais mon père a insisté", expliquait-elle en 1990 dans un entretien à l'émission "60 Minutes". Mais bien des années plus tard, elle révèle que le père de son fils aîné est un dénommé Donald Burk qu'elle avait rencontré au collège. En pleine période de lutte pour les droits civiques, cette chanson empruntée à Otis redding, est transformée en hymne féministe, en 1967. À partir des années 1960, ses chansons cartonnent et accompagnent le mouvement des droits civiques aux États-Unis. Outre ses immenses succès, elle laisse surtout derrière elle quatre garçons, âgés de 63 à 48 ans. La célèbre voix afro-américaine connu dans un registre particulier, la Soul, n'est plus.

Les médias américains avaient annoncé lundi que la reine de la soul était "gravement malade à Détroit" et que sa famille demandait "de prier et de respecter son intimité". "Et parfois, elle nous a aidés à danser et à oublier tout le reste".

"Elle nous a aidés à être plus connectés les uns aux autres, plus optimistes, plus humains", ont écrit les époux Obama.

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