Trump demande de mettre fin à l enquête russe

Claudine Rigal
Août 2, 2018

Dans un tweet matinal, le président américain a estimé que Jeff Sessions "devrait mettre fin à cette Chasse aux Sorcières truquée, avant qu'elle ne salisse un peu plus notre pays".

Mais la Maison Blanche a dû tempérer le propos présidentiel au regard des vives réactions devant cette intervention dans les affaires judiciaires.

Le président américain veut "la voir arriver à sa fin", a insisté Sarah Sanders. "Le président utilise les tweets pour exprimer ses opinions", a ainsi commenté Rudy Giuliani. Son ministre de la Justice Jeff Sessions n'est cependant pas compétent pour intervenir dans cette enquête russe. Même si elle dépend de son ministère, il s'en est récusé en mars 2017 car il avait été l'un des principaux responsables de la campagne de Donald Trump en 2016. C'est le n°2 de la Justice, Rod Rosenstein, qui a le pouvoir d'y mettre fin.

Dans le cadre de cette investigation, des agents et des personnalités russes ont été mise en cause.

Veste en autruche à 15.000 dollars et autres dépenses alimentant un "train de vie extravagant": c'est le portrait d'un flamboyant lobbyiste qui a été dépeint à l'ouverture du procès de Paul Manafort, le premier découlant de l'explosive enquête russe qui empoisonne le mandat du président des États-Unis. Le premier procès de l'ancien lobbyiste Paul Manafort a démarré près de Washington, mardi, avec la sélection du jury.

Le bureau du procureur Robert Mueller a indiqué que ce procès ne ne pencherait pas sur la question d'une éventuelle collusion entre la campagne de Donald Trump et la Russie.

"Il a travaillé pour moi très peu de temps". Pourquoi le gouvernement ne m'a pas dit qu'il était la cible d'une enquête. "Ses anciennes accusations n'ont rien à voir avec la Collusion", a tweeté à son sujet le président Trump mercredi matin, alors que le procès se poursuivait à Alexandria (Virginie). "Manafort est resté loyal" à Donald Trump, souligne Jonathan Turley, professeur de droit à l'université George Washington. These old charges have nothing to do with Collusion - a Hoax!

Looking back on history, who was treated worse, Alfonse Capone, legendary mob boss, killer and "Public Enemy Number One", or Paul Manafort, political operative & Reagan/Dole darling, now serving solitary confinement - although convicted of nothing?

Passant la main dans sa mèche impeccablement coiffée, prenant des notes et laissant même échapper un sourire aux plaisanteries du juge T.S Ellis III, l'accusé de 69 ans a pourtant semblé retrouver de sa superbe mardi dans la salle d'audience, où se trouvait son épouse.

Paul Manafort a démarré sa carrière comme bénévole sur la campagne de Gerald Ford en 1976.

Les procureurs devraient appeler à la barre plus de trente témoins, dont Richard Gates qui coopère avec Robert Mueller depuis qu'il a accepté de plaider coupable en février.

Rudy Giuliani a par ailleurs assuré mercredi à des journalistes que l'équipe juridique de Donald Trump "négociait toujours" avec Robert Mueller, au moment où ce dernier serait prêt, selon un article du Washington Post, à réduire le nombre de questions que ses enquêteurs poseraient au président américain si ce dernier consentait à être interrogé. Mais cet ex-collaborateur de présidents républicains tels que Ronald Reagan et donc Donald Trump, dont il a organisé la campagne électorale de mai à août 2016, a ensuite fait la bêtise de dépenser des sommes exorbitantes, au vu et au su de tous, dans des biens et des services de luxe. Certains espèrent que Paul Manafort finira par révéler des informations importantes pour le dossier.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL