Un mandat d'arrêt international contre Katumbi — RDC

Claudine Rigal
Août 21, 2018

Le secrétaire général de la plateforme Ensemble, Delly Sessanga estime que le mandat d'arrêt international émis par le parquet général contre Moïse Katumbi est un " théâtre de mauvais goût ".

Selon le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, l'ancien gouverneur de l'ex-Katanga fait l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par le procureur général de la République: "Les agents de police qui étaient à Kasumbalesa [frontière zambienne] avaient pour mission de l'arrêter".

"Il reste en vigueur". Son avion en partance de Johannesburg en Afrique du Sud n'a pas eu l'autorisation d'atterrir à Lubumbashi.

Après moult tentatives pour regagner son pays et déposer son dossier de candidature pour l'élection présidentielle de décembre prochain, Moïse Katumbi avait été bloqué à la frontière entre la RDC et la Zambie.

Pour le garde des sceaux, il s'agit juste d'un show que Katumbi avait organisé.

"M. Katumbi n'a jamais dépassé la barrière zambienne pour entrer dans la zone neutre et arriver à la frontière du Congo". La défense de Katumbi se dit étonnée, en plus, que la RDC, qui a du mal à respecter ses engagements internationaux, demande à la communauté internationale de se rendre complice de la violation par elle des droits et libertés d'un de ses ressortissants, en sollicitant l'aide des pays étrangers pour procéder à l'arrestation de Moïse Katumbi sur la base d'une décision frappée d'opposition, d'appel et de pourvoi en cassation. En exil depuis 2016 et condamné par contumace à 3 ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, les autres opposants au président Kabila plaident aussi pour son retour.

Il affirme que les autorités congolaises l'empêchent d'entrer en RDC.

Il était ensuite poursuivi pour atteinte à la sûreté de l'Etat dans une affaire de recrutement présumé de mercenaires, puis accusé d'avoir obtenu la nationalité italienne alors que la loi interdit aux Congolais la double nationalité.

"Des farces judiciaires" pour son avocat parisien Eric Dupond-Moretti. " M. Moïse Katumbi ayant formé appel contre cette décision sous RPA 4782, la mesure d'arrestation immédiate contenue dans le jugement par défaut ne peut être exécutée ", a souligné ce collectif.

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