Washington sanctionne deux ministres turcs — Pasteur américain

Xavier Trudeau
Août 3, 2018

Dans un communiqué séparé, le département américain au Trésor a précisé que les biens et avoirs des deux ministres étaient saisis.

Parallèlement à l'annonce de ces sanctions, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en route pour l'Asie, a indiqué qu'il allait rencontrer son homologue turc lors d'une réunion à Singapour cette semaine.

Les sanctions imposées par les Etats-Unis à la Turquie dans le cadre de l'affaire du pasteur américain Andrew Brunson sont inacceptables et leur impact sur l'économie turque restera limité, a estimé jeudi le ministre turc des Finances, Berat Albayrak.

Une cour d'appel turque a rejeté mardi la demande de mise en liberté du pasteur américain Andrew Brunson, assigné à résidence durant son procès pour des faits supposés de terrorisme.

Andrew Brunson "doit être libéré de sa résidence surveillée et ramené à la maison", a déclaré à la presse la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Par ailleurs, l'incarcération par la Turquie de deux employés locaux des missions américaines et le placement en résidence surveillée d'un troisième ont contribué à tendre les rapports bilatéraux.

Par ailleurs, M. Pence, chrétien évangélique comme M. Brunson, a désigné le pasteur comme une "victime de persécution religieuse" dans une Turquie à majorité musulmane.

"Personne ne gagnera quoi que ce soit à cette approche pleine de propos menaçants", a-t-il ajouté.

"La Turquie n'a aucun problème avec les minorités religieuses", s'est défendu M. Erdogan mercredi.

M. Brunson, qui réside en Turquie depuis une vingtaine d'années et dirigeait avant son arrestation une petite église protestante à Izmir, nie en bloc les accusations.

Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, qui ont les deux plus grandes armées de l'Otan, sont compliquées par des désaccords sur le dossier syrien et le sort du prédicateur et opposant turc Fethullah Gülen, exilé en Amérique, dont Ankara réclame avec insistance l'extradition pour son implication présumée dans le putsch avorté de juillet 2016.

Le ton monte entre Ankara et Washington.

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