4.000 postes d'"assistants médicaux" dès 2019 — Plan santé

Evrard Martin
Septembre 22, 2018

Les grandes lignes de la réforme, baptisée "Ma santé 2022, un engagement collectif", ont été en partie dévoilées dès hier par l'Élysée.

Une rallonge qui financera aussi la création de 4.000 postes d'"assistants médicaux", censés "décharger" les médecins des tâches administratives et de certains "actes simples comme une prise de tension ou de température".

Il a été finalement décalé en septembre.

Emmanuel Macron a indiqué que "le système de santé ne souffre pas d'un sous-financement mais d'un problème d'organisation".

C'est un plan santé pour les cinquante prochaines années qui entend réformer l'organisation tant de la médecine libérale que de l'hôpital.

Elle ne précise pas si l'Ondam sera maintenu à ce niveau pour les années suivantes. 4000 postes seront ainsi créés d'ici 2022 pour un coût - charges comprises - de 40.000 à 50.000 euros par an et par assistant. 920 millions vont être dédiés pour l'investissement hospitalier. Ce qui porte le total de ces financements spécifiques à 300 millions d'euros, sur environ. 420 millions vont être consacrés à "l'évolution des métiers et des formations".

Le numerus clausus sera remplacé par " un mode de sélection rénové " qui reste assez flou pour le moment. Dès la rentrée 2020, il n'y aura plus de concours à la fin de la première année. Du latin "nombre fermé", ce terme fait référence à l'écrémage massif d'étudiants, souvent jugé absurde, entre la première et la deuxième année.

Une autre mesure phare du plan concerne la création de 4.000 postes d'assistants médicaux d'ici 2019. Ces assistants seront "financés auprès de tous les médecins" qui en feront la demande. Avec ce temps médical "regagné", ils seront priés d'accepter de nouveaux patients et d'assurer des consultations sans rendez-vous en journée, jusqu'à 20 h. C'est une question de responsabilité des jeunes médecins, dit également Christine Louchet, directrice de l'hôpital de Chaumont-en-Vexin, dans l'Oise, situé dans un désert médical. Ces structures permettront d'"avoir une vraie coopération entre les professionnels".

"Nous devrons faire en sorte que ces communautés couvrent tous les territoires d'ici le 1er juillet 2021".

L'annonce de la suppression du numerus clausus a évidemment été bien accueillie, y compris par les enseignants. Des permanences de soins vont ainsi être proposées jusqu'à 20 heures, sans aucune avance de frais. Le Président de la République espère qu'elles puissent s'étendre jusqu'à 22 heures.

Après avoir souligné que "personne ne souhaite se faire soigner ailleurs qu'en France et beaucoup de nos voisins nous envient l'excellence de notre modèle de soins", Emmanuel Macron a dévoilé ses trois axes de transformation.

Les blocs chirurgicaux et les maternités seront regroupés dans les plus gros établissements pour leur assurer une activité plus importante, gage de sécurité pour les patients. De plus, la fin du numerus clausus va permettre de diversifier les profils.

Urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", étudiants en médecine "qui souffrent": après des diagnostics alarmants, M. Macron a présenté sa réforme comme "un des piliers" de "l'Etat-providence du XXIe siècle" qu'il avait déjà voulu "refonder" lors de la présentation de son plan de lutte contre la pauvreté, il y a moins d'une semaine.

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