Allemagne : nouvelles grèves chez Ryanair

Xavier Trudeau
Septembre 13, 2018

Les différents syndicats européens représentant le personnel de cabine de Ryanair ont confirmé jeudi la date du 28 septembre pour ce qu'ils qualifient de "plus grande grève de l'histoire" de la compagnie aérienne à bas coûts irlandaise à l'issue de leur réunion à Bruxelles.

Lors d'une conférence de presse à Londres, M. O'Leary a cherché à minimiser l'impact des grèves en série qui touchent sa compagnie ces dernières semaines et s'est dit prêt à en affronter d'autres.

Les syndicats allemands de pilotes, Cockpit, et de personnel commercial, Verdi, ont annoncé lundi soir une grève de 24 heures débutant mercredi à 01H00 GMT et concernant les vols au départ et à destination de l'Allemagne.

Ryanair, qui cette fois n'a pas fait appel à des pilotes étrangers en renfort, a proposé aux passagers de repousser gratuitement leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche. Ce débrayage est le préambule d'un mouvement à l'échelle européenne prévu pour la fin du mois de septembre.

Entretemps, Ryanair a trouvé des accords en Irlande et en Italie, jugés toutefois insuffisants par les syndicats allemands.

Dans un communiqué diffusé peu avant la conférence de presse, le directeur du marketing de Ryanair Kenny Jacobs a déclaré que la compagnie ne prévoyait "qu'un faible nombre d'annulations de vols" le 28 septembre et "l'échec" de la grève.

"Ceci est une première grève d'avertissement et la suite dépendra du déroulement des négociations", a averti Christine Behle, membre du conseil d'administration de Verdi.

Le vice-président du syndicat Cockpit, Markus Wahl, a indiqué à l'AFP qu'une "poignée" de pilotes touchaient ce genre de salaire, une majorité gagnant entre 39.000 et 110.000 euros. Les syndicats demandent l'augmentation des salaires, la modification de leur contrat, et la prise en compte de toutes les heures effectuées.

Ryanair subit une agitation sociale inédite depuis un an, avec des milliers de vols annulés, des grèves dans plusieurs pays et une contestation endémique chez ses pilotes, hôtesses et stewards.

"Nous ne voulons pas de grèves mais nous ferons avec si cela signifie défendre nos coûts et notre capacité à offrir des prix en baisse", a-t-il ajouté.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL