Brésil : le candidat d'extrême droite à la présidentielle poignardé lors d’un meeting

Claudine Rigal
Septembre 7, 2018

Jair Bolsonaro a été attaqué à l'arme blanche et évacué par ses partisans.

Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême droite à la présidentielle d'octobre au Brésil, a été légèrement blessé à l'arme blanche lors d'un meeting de campagne dans le Minais Gerais (sud-est) a annoncé son fils Flavio, député de l'Etat de Rio de Janeiro, assurant qu' "il va bien ". Opéré, celui qui est comparé à Donald Trump se trouvait dans un état " stable ", jeudi soir, selon l'hôpital.

"Après avoir dans un premier temps évoqué des " blessures superficielles", son fils a déclaré sur Twitter que son père, opéré en urgence, avait " le foie, un poumon, et une partie de l'intestin perforés " et " avait perdu beaucoup de sang ".

La police de la ville de Juiz de Fora, dans l'Etat de Minas Gerais, a confirmé avoir arrêté un suspect après l'agression qui s'est déroulée pendant un rassemblement électoral.

Un violent coup sur le thorax.

Il était en pleine campagne, vêtu d'un tee-shirt jaune et saluant la foule dans une rue bondée de Juiz de Fora, à trois heures de route de Rio de Janeiro, quand il a été agressé, un événement rare dans une campagne présidentielle au Brésil.

Depuis l'invalidation de la candidature de l'ex-président Lula, jusque-là grand favori, Jair Bolsonaro, grand admirateur de la dictature militaire (1964-85), est largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle du 7 octobre.

D'apres les autorités policières, l'auteur du coup de couteau, un homme de 40 ans a été arrêté. Jair Bolsonaro était crédité de 22% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle par un sondage Ibope publié mercredi. Il serait toutefois battu par la quasi totalité de ses adversaires au deuxième tour.

Fernando Haddad, qui devrait être le candidat du Parti des travailleurs à la place de l'ancien président, a dit sa "honte" et son "horreur", tandis qu'un autre candidat de gauche, Ciro Gomes, a condamné sur Twitter toutes les formes de violence politique.

L'attaque contre M. Bolsonaro pourrait modifier le cours de la campagne, mais elle risque aussi d'accentuer la très grande polarisation du pays à un mois de la présidentielle la plus incertaine de son Histoire récente.

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