Castaner pour une réforme de l'impôt sur les successions

Xavier Trudeau
Septembre 20, 2018

Emmanuel Macron "exclut formellement" pendant son quinquennat une réforme des droits de succession, une mesure évoquée et défendue vendredi par le délégué général du mouvement présidentiel Christophe Castaner, a-t-on appris lundi dans l'entourage du chef de l'Etat. "On a demandé des efforts aux retraités mais maintenant arrêtez de les emmerder!", aurait tonné le président de la République en petit comité. Emmanuel Macron a donc décidé de ne pas laisser le sujet se développer.

En effet, le délégué général de La République en Marche et secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement a déclaré ce vendredi durant une conférence de presse vouloir "ouvrir une réflexion sans tabou sur la fiscalité des successions" pour lutter "contre les inégalités de naissance qui progressent", selon LCI. "L'outil privilégié pour les corriger, l'impôt sur les successions, est complexe, mal accepté, et n'a pas vraiment suivi l'évolution de la société et les nouvelles formes familiales", déclarait-il alors.

Cet impôt comprend des barèmes progressifs selon la somme héritée, avec des tranches allant jusqu'à 60% en cas de lien de parenté éloigné. "Cela avait été abordé pendant la campagne" mais finalement pas traité, souligne cette même source.

Début 2017, un rapport de l'organisme public France stratégie alors dirigé par l'économiste proche d'Emmanuel Macron, Jean Pisani-Ferry, avait déjà appelé à "revoir en profondeur" cette fiscalité pour lutter contre "l'apparition d'une société à deux vitesses". Après avoir réduit le pouvoir d'achat des retraités dès janvier 2018 via la hausse de la CSG et annoncé un nouveau recul en 2019 et en 2020 avec une augmentation des pensions de 0,3%, soit six à sept fois moins que l'inflation, Emmanuel Macron voulait améliorer une image très abîmée auprès de cette catégorie d'électeurs.

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