"C'est mon accord ou pas d'accord du tout", dit May — Brexit

Xavier Trudeau
Septembre 18, 2018

La première ministre conservatrice britannique Theresa May, menacée par une fronde au sein de son propre parti sur le Brexit, s'est dite dimanche "agacée" par les spéculations sur son avenir politique.

"C'est ce sur quoi je me concentre et c'est ce sur quoi nous devrions tous nous concentrer", a affirmé M May, confrontée au sein du Parti conservateur à une rébellion des partisans d'une rupture claire et nette d'avec l'UE.

"Je pense que nous aurons un bon accord" avec Bruxelles, a estimé Mme May dans un entretien avec la BBC qui sera diffusé en intégralité lundi soir.

"Si à la fin des négociations nous parvenons à un accord et si le Parlement le rejette en nous disant d'en négocier un meilleur, pensez-vous vraiment que l'Union européenne va nous donner un meilleur accord à ce stade?"

Le Brexit sera au menu d'un sommet informel européen jeudi à Salzbourg, en Autriche, qui assure la présidence tournante de l'UE.

"C'est s'assurer que nous obtenions ce bon accord de la part de l'UE, qui est bénéfique pour les citoyens britanniques où qu'ils vivent au Royaume-Uni".

A ses côtés, le président français Emmanuel Macron a estimé que "l'essentiel était d'arriver à un accord, que les règles de cohésion et de protection de l'Europe, de son marché unique, soient totalement préservées, tout en permettant au Royaume-Uni de respecter le vote de sa population" qui a choisi le Brexit par référendum.

Selon la cheffe du gouvernement, son plan est le seul qui réponde à la volonté d'une majorité de Britanniques de quitter l'UE tout en évitant l'instauration d'une frontière dure entre la province britannique d'Irlande du Nord et l'Irlande, membre de l'UE.

Pour l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, l'une des figures d'un Brexit dur, le plan de Chequers constitue une "abomination constitutionnelle", a-t-il écrit dans tribune hebdomadaire publiée par le Telegraph lundi.

"Michel Barnier (le négociateur en chef de l'UE) a dit en public, il me semble, qu'il souhaitait dédramatiser cette question du +backstop+", a réagi le porte-parole de Theresa May lors d'un point presse régulier, soulignant cependant "avoir lu beaucoup de choses ces derniers jours dont pas mal étaient contradictoires".

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