Deux nouvelles accusatrices dénoncent le candidat de Trump — Cour suprême

Claudine Rigal
Septembre 24, 2018

Une deuxième femme a accusé d'inconduite sexuelle, au début des années 80, le juge Brett Kavanaugh, candidat de Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé le magazine américain The New Yorker dimanche. Les gens qui me connaissaient alors savent que cela ne s'est pas produit et l'ont dit. C'est dans ce même journal que Deborah Ramirez, 53 ans, a déclaré que Brett Kavanaugh, lors d'une soirée arrosée à l'université de Yale dans les années 80, a sorti son sexe devant elle, la contraignant à le toucher alors qu'elle le repoussait.

Dans son témoignage initialement paru dans le Washington Post, Christine Blasey Ford avait expliqué que Brett Kavanaugh et un ami, "complètement ivres", l'avaient coincée dans une chambre, plaquée sur un lit et avait cherché à la déshabiller, avant qu'elle ne parvienne à s'enfuir.

L'agression se serait déroulée au début des années 1980, lors d'une soirée arrosée entre lycéens dans la banlieue de Washington.

Plusieurs collaborateurs de sénateurs républicains ont également exprimé leur inquiétude sur l'impact potentiel de ces déclarations sur la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême.

De son côté, Michael Avenatti - l'avocat de l'actrice porno Stormy Daniels, engagée dans une bataille judiciaire avec Donald Trump - a publié sur Twitter un échange de mails dans lequel il promet à la commission judiciaire du Sénat de nouvelles preuves d'inconduite de Brett Kavanaugh.

La question du calendrier du vote pour la confirmation de la nomination du juge Kavanaugh fait l'objet de tractations tendues, avec les élections de mi-mandat dans le viseur.

Lire aussi - Les 44 derniers jours de la présidence de Donald Trump? L'objectif est donc de voter avant le 6 novembre. En effet, ce dernier aurait réussi à convaincre une femme d'apporter son soutien à Christine Blasey Ford avant d'avouer avoir des informations " explosives". À l'époque, ce dernier était âgé de 17 ans lorsqu'il aurait tenté d'abuser de Christine Ford, à l'occasion d'une soirée où l'alcool coulait à flots.

"Je représente une femme avec de l'information crédible concernant le juge Kavanaugh et Mark Judge".

Après des jours de négociations et de bras de fer entre les républicains de la commission judiciaire du Sénat et les avocats de Christine Blasey Ford, un accord a été scellé dimanche sur la date et l'heure de l'audition publique.

Ils ont souhaité que les conclusions de cette enquête puissent être communiquées aux sénateurs avant les auditions, comme cela avait été le cas en 1991 lorsque le juge Clarence Thomas, candidat de George Bush à la Cour suprême, avait été accusé de harcèlement sexuel par une ancienne collègue.

Donald Trump s'est jusqu'ici opposé à l'intervention du FBI dans ce dossier.

"Ce que le Dr Ford a demandé est, je pense, une requête raisonnable: une enquête par le FBI", a estimé Dick Durbin sur ABC, un démocrate membre de la commission judiciaire. Dans un communiqué, ils citent les noms de trois personnes qui auraient été présentes lors de l'agression, selon Christine Blasey Ford. Une déclaration qui est arrivée jusqu'aux oreilles de Kavanaugh avant que celui-ci ne les démentes vigoureusement. Je veux écouter le Dr Ford.

"Si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit le Dr Ford, il y aurait eu une plainte d'elle ou de ses parents", a tweeté le président.

D'abord sur la réserve, Donald Trump est venu à la rescousse de son candidat vendredi, mettant en doute la véracité des accusations de Mme Blasey Ford, s'en prenant à son silence de plus de trente ans.

Deux tiers des Américains disent suivre au moins d'un peu près ces allégations selon le sondage YouGov.

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