Deux ourses réintroduites dans les Pyrénées occidentales dans les prochains jours — Biodiversité

Xavier Trudeau
Septembre 23, 2018

Le ministre de la Transition écologique a réaffirmé, ce jeudi matin, à Pau, la volonté de l'Etat de réintroduire deux ourses dans les Pyrénées. Annoncée par Nicolas Hulot, démissionnaires, la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées centrales a été, sans surprise, confirmée ce jeudi par le nouveau ministre François De Rugy lors d'un déplacement à Pau et dans les Pyrénées Atlantiques. Cela sera fait dans la période prévue pour cela, d'ici au début du mois d'octobre (...) avec la Slovénie, notre partenaire", a poursuivi François de Rugy qui a " décidé de l'annoncer ici, dans les Pyrénées-Atlantiques. J'aurais pu me contenter de signer un arrêté dans mon bureau mais à un moment donné, il faut décider, c'est ce que j'ai fait. "Je ne me dérobe pas, je viens les entendre en face et je continuerai cette journée dans le Béarn ". Je vais aller rencontrer des bergers malgré les pressions exprimées ou les refus de tout contact ", a-t-il dit, " je crois au dialogue. "Si on est nombreux, il ne nous arrivera rien". "Plutôt que de rétablir la confiance, François de Rugy, atteint de surdité, a voulu faire un exemple", a regretté le président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques Jean-Jacques Lasserre (MoDem) dans un tweet. "C'est ma ligne de conduite".

En préambule d'une réunion en préfecture, le ministre "a dit qu'il y aurait la réintroduction de deux ourses", a affirmé devant la presse Etienne Serna, maire d'Aramits et porte-parole d'un collectif d'opposants. Au bout d'un long bâton de berger, des manifestants avaient pendu un gros ours en peluche, avec la mention " Wanted, mort ou édenté ". Les accès routiers au village avaient été filtrés par des barrages de gendarmes et les coffres des véhicules fouillés.

"A quoi bon discuter, nous sommes sortis", a ajouté l'élu à propos de ce projet d'introduction lancé au printemps dernier par Nicolas Hulot.

Le ministère rappelle que le plan Ours bruns de mai 2018, d'un montant de 3,4 millions d'euros, prévoit la protection des troupeaux, l'indemnisation en cas d'attaque, l'amélioration des conditions de vie des bergers et la valorisation de la présence de l'ours, notamment dans le tourisme.

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