Donald Trump prend une nouvelle mesure contre les autorités palestiniennes — USA

Claudine Rigal
Septembre 11, 2018

La Palestine condamne "avec la plus grande fermeté" la décision de l'administration américaine de fermer la mission palestinienne à Washington, sans pour autant être surprise, a affirmé Husam Zomlot, chef de la délégation de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) aux États-Unis.

Une aide américaine coupée en représailles à la décision de la direction palestinienne de geler ses relations avec les officiels américains suite à la reconnaissance unilatérale, en décembre 2017 par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

"Nos droits ne sont pas à vendre, nous bloquerons toute tentative d'intimidation et de chantage pour nous forcer à renoncer à nos droits légitimes et internationalement reconnus", a ajouté M.Zomlot, promettant d'intensifier les efforts visant à traduire Israël en justice conformément au droit international et de continuer à bâtir des alliances internationales au nom de la paix, de redoubler d'effort pour parler directement au peuple américain.

Cette mesure, qualifiée de "dangereuse escalade" par Erekat, intervient une dizaine de jours après l'arrêt de l'aide humanitaire destinées à l'UNRWA, décidé par l'administration Trump.

Ils y voient aussi le summum du parti pris pro-israélien de Donald Trump.

La Maison Blanche s'efforce à présent de pousser les Palestiniens à revenir à la table des négociations, à ses conditions, alors que l'entreprise de paix est enlisée depuis avril 2014 et qu'un mystérieux plan promis depuis des mois par Washington se fait attendre. "C'est un plan extraordinairement ambitieux", a-t-il vanté, appelant le président palestinien Mahmoud Abbas à parler aux Israéliens.

Mais Donald Trump a clairement expliqué comment il entendait tordre le bras des Palestiniens. Cependant selon des observateurs américains, cette dernière décision de Donald Trump n'est pas étrangère à la plainte que l'OLP à déposé contre l'État d'Israël à la Cour Pénale Internationale. Je dis, "vous aurez l'argent mais nous ne vous paierons pas avant que nous ayons conclu un accord".

Les Palestiniens ont soumis à la CPI, depuis leur adhésion en 2015, plusieurs dossiers sur les crimes commis selon eux par les dirigeants israéliens, en particulier lors de la guerre de Gaza en 2014, ou ceux liés à la colonisation, comme les transferts forcés de population. Les Israéliens sont catégoriquement opposés à une intervention de la justice internationale et font valoir que leur système judiciaire est capable de rendre la justice, y compris pour d'éventuels crimes de guerre israéliens.

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