Etudiante disparue à Strasbourg : le suspect mis en examen pour assassinat

Claudine Rigal
Septembre 22, 2018

Une perquisition effectuée dans l'appartement de Jean-Marc Reiser a révélé "l'existence de traces de sang, malgré manifestement un nettoyage en profondeur et très récent des lieux", dont "l'ADN a été attribué à Sophie Le Tan", qui n'a toujours pas été retrouvée.

Le vendredi 7 septembre, Sophie Le Tan, étudiante en économie de 20 ans, a rendez-vous pour visiter un appartement en début de matinée à Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg.

Mardi 18 septembre, Jean-Marc Reiser, un homme de 58 ans aux lourds antécédents judiciaires, a été mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration à Strasbourg.

Les recherches pour retrouver Sophie Le Tan se poursuivent, alors que le profil du suspect, mis en examen pour assassinat, semble se dessiner peu à peu.

Dès les premières heures de l'enquête, plusieurs services de la Direction centrale de la police judiciaire y ont été associés: la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité, la police scientifique et technique ainsi que l'Office central pour la répression des violences aux personnes. La disparition est alors considérée comme " très inquiétante ".

Nouveau rebondissement dans l'enquête sur la disparition de Sophie Le Tan: un deuxième ADN féminin aurait été retrouvé au domicile schilikois de Jean-Marc Reiser. Ce matin, selon la radio RTL, un tee-shirt ayant pu appartenir à l'étudiante a été retrouvé lors de la battue citoyenne dans un bois près du plan d'eau de la Ballastière à Bischheim, au nord de Strasbourg. Depuis, la jeune étudiante n'a plus donné signe de vie. "Selon le directeur régional de la police judiciaire du Grand Est, Christophe Allain, le suspect avait déjà tenté d'attirer deux autres jeunes filles " dans un piège fatal " à Schiltigheim à l'aide d'annonces immobilières passées sur internet". Une analyse que ne partage pas Me Éric Braun, l'avocat en 2001 de Jean-Marc Reiser: "Il n'était pas désagréable". Jean-Marc Reiser avait été son dernier client. Il avait fait appel de la décision et, en 2002, il avait été condamné en appel, par la cour d'assises d'appel du Bas-Rhin, à Strasbourg, à douze ans de réclusion criminelle pour le viol de l'auto-stoppeuse et pour des viols sur sa maîtresse, en 1996.

En 1997, Jean-Marc Reiser a été interpellé lors d'un contrôle de routine de la douane. Dans son véhicule avaient été découverts un arsenal d'armes de poing, un fusil à pompe, des cagoules et des stupéfiants ainsi que des photos pornographiques d'amateur, ce qui avait permis aux policiers de faire le rapprochement avec le viol dans les Landes. Cette tentative d'évasion lui avait valu une condamnation à huit mois ferme.

"C'est un choc." Voilà ce que nous dit une cousine de Françoise Hohmann, en voyant resurgir dans les médias le nom de Jean-Marc Reiser.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL