Futur départ de Collomb: la droite compare le gouvernement au "Titanic"

Claudine Rigal
Septembre 19, 2018

Gérard Collomb annonce officiellement son retour à Lyon et sa candidature aux municipales à Lyon en 2020 dans un entretien à l'Express: "C'est loin, les municipales".

"Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des européennes", fin mai 2019, a ajouté M. Collomb. "Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon", affirme-t-il à L'Express qui l'interrogeait sur son rôle dans les futures élections à Lyon.

Numéro 2 du gouvernement, ministre d'Etat, ce fidèle parmi les fidèles du chef de l'Etat avait dirigé pendant seize années la capitale des Gaules avant d'être nommé au poste stratégique de ministre de l'Intérieur par Emmanuel Macron en 2017.

Le président de la Métropole de Lyon a rappelé que le ministre de l'Intérieur avait un siège à la Métropole: "et sans doute que, quand il reviendra, il siègera à la Métropole comme il siégera au Conseil municipal". "A partir d'une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne", a expliqué M. Collomb dans L'Express.

Cet été, le ministre de l'Intérieur avait également été pris dans la tourmente de l'affaire Benalla.

Selon un récent sondage BVA-Mag2Lyon, M. Collomb avait accusé une baisse sensible de 11 points de satisfaction sur son action en tant que ministre de l'Intérieur par rapport à septembre 2017.

Dans le domaine sécuritaire, sa police de sécurité du quotidien (PSQ), réforme censée rapprocher la police de la population et renforcer la lutte contre la délinquance, continue de susciter un enthousiasme relatif dans les rangs policiers.

Habituel relais discipliné de la parole élyséenne, M. Collomb disait cultiver une relation "quasi filiale" avec M. Macron à l'investiture duquel il était apparu particulièrement ému.

"Les neuf mois qui s'annoncent ne seront pas une sinécure".

Mais surtout, on sait David Kimelfeld sur un siège éjectable, car d'ici 2020, les fonctions de maire de Lyon et de président de la Métropole de Lyon ne sont pas soumises au cumul des mandats: "Je l'ai toujours dit, s'il rentre et s'il le souhaite, je lui céderai ma place comme je m'y étais engagé", a précisé l'actuel remplaçant de Gérard Collomb, précisant qu'après 2020, "il y aura un ou une maire de Lyon et un ou une présidente de la Métropole, et cette personne-là ne pourra pas être le ou la même".

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