Hausse des carburants : "40 millions d'automobilistes" frappe un grand coup

Xavier Trudeau
Septembre 18, 2018

"Cette démarche a pour but de montrer à Emmanuel MACRON l'ampleur des difficultés rencontrées chaque jour par les Français pour utiliser leur véhicule". Pour râler contre les prix à la pompe qui grimpent depuis des mois, l'association 40 Millions d'automobilistes propose à ses membres, mais bien au-delà celles et ceux qui trouvent qu'ils payent trop cher leur carburant d'envoyer leur facture directement à l'Elysée. L'opération s'appelle " coût de pompe " et alerte contre un litre de carburant à 2 euros qui serait pour bientôt. À travers cette action, elle incite tous les automobilistes à envoyer à l'État leurs tickets de carburants, grâce à un procédé tout simple: un fichier est disponible sur le site de l'association et l'usager n'a plus qu'à le télécharger avant de l'imprimer et l'envoyer. Ces dernières semaines, le prix du litre de gasoil à la pompe a augmenté de 7,6 centimes d'euros par litre (+11,8%) et celui de l'essence sans plomb de 3,9 centimes d'euros par litre (+4,9%). Une information confirmée par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, sur BFM TV ce lundi matin. Communiqué de l'association 40 millions d'automobilistes.

"Avec Emmanuel Macron, c'est l'État qui organise l'envolée des prix et le matraquage des automobilistes. L'augmentation démesurée de la taxe sur les produits énergétiques et la double imposition que constitue la TVA, ce qui est une aberration, nous conduisent tout droit à un litre de carburant à plus de deux euros dans quelques années à peine." .

Une étude de l'INSEE explique en effet que les transports représentent désormais le deuxième poste budgétaire des Français, après le logement et avant l'alimentation; ceux-ci dépensent en moyenne 1 740 € par an pour s'approvisionner en carburant. Pourtant, ces foyers sont aussi en moyenne ceux qui ont les revenus les plus bas, rappelle enfin 40 Millions d'automobilistes.

"Plutôt que d'augmenter la fiscalité sur les carburants, Emmanuel Macron devrait davantage se soucier de rendre accessible tous les produits de première nécessité", tempête Pierre Chasseray.

On ne négocie pas le prix des carburants avec son pompiste et quand vient le moment de faire le plein, on n'a pas d'autre choix que de voir défiler, impuissant, les euros au compteur de la station-service.

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