Kinéis, la première constellation européenne de nanosatellites pour l'Internet des objets

Xavier Trudeau
Septembre 13, 2018

Selon une étude publiée par CISCO, le nombre d'objets connectés dans le monde dépassera les 30 milliards d'ici 2020. Or, aujourd'hui, 90% de la planète est considérée comme non connectée.

Ainsi, CLS (collecte, localisation, satellites), avec le soutien du Centre national d'études spatiales (CNES), annonce ce lundi 10 septembre la création d'une nouvelle filiale, Kinéis, qui va lancer une constellation de nanosatellites (des satellites de petites tailles, parfois pas plus gros qu'une machine à laver) pour permettre de répondre à l'explosion de la demande en la matière. Professionnels et grand public auront accès à un "service de localisation et de connectivité satellitaire mondial, simple d'emploi et abordable".

Face au défi de la connectivité, l'entreprise CLS, basée à Toulouse, dévoile son projet Kinéis, une constellation satellitaire pour les objets connectés. Chaque objet équipé d'un modem Kinéis pourra être localisé et transmettre des données où qu'il se trouve, quelles que soient les conditions.

Appelée Kinéis, la constellation comptera 20 nanosatellites de 25 kilos et 20 centimètres sur 40, placés en orbite polaire héliosynchrone à 600 kilomètres de la Terre, et d'une durée de vie de quatre ans.

Le développement de l'Internet des objets, dont Argos était le précurseur en 1978, a conduit CLS à concevoir une constellation qui servira à la fois pour ses activités environnementales et pour le suivi de conteneurs, de petits bateaux, du bétail dans les zones blanches, etc. Le faible coût du système doit favoriser son utilisation en complément de l'IOT terrestre. Et elle ne se contentera pas uniquement de suivre la migration des animaux.

Ce nouvel opérateur satellitaire pourrait fournir une connectivité entièrement dédiée à l'industrie des objets connectés d'ici fin 2021.

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