Kinshasa dénonce des "déclarations intempestives" appelant à un dialogue avec l'opposition — RDC

Claudine Rigal
Septembre 14, 2018

Lors de leur rencontre à Luanda lundi et mardi, les ministres angolais Manuel Domingos Augusto et belge Didier Reynders "ont réitéré l'importance d'un processus véritablement inclusif qui puisse aboutir à des élections crédibles, libres et transparentes le 23 décembre 2018" en RDC, selon un communiqué conjoint de MM.

"Le Gouvernement n'acceptera d'autant plus aucune interférence à cet égard que ce qu'on ne se permet pas dans d'autres pays en vertu des obligations découlant du Droit international en général et de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques en particulier, ne saurait a fortiori être toléré en République Démocratique du Congo", insiste le communiqué du gouvernement congolais. L'abandon de la machine à voter, le retrait du fichier électoral des quelque 10 millions d'électeurs n'ayant pas d'empreintes digitales et la fameuse question de l'inclusivité du processus électoral, sont entre autres, les questions importantes abordées dans ce communiqué finale.

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"Le gouvernement de la République démocratique du Congo est surpris par des déclarations intempestives de certaines autorités étrangères relatives au processus électorale en RDC et appelant à un prétendu 'dialogue' avec l'opposition politique", a réagi le ministère congolais des Affaires étrangères.

"Le gouvernement tient à réitérer fermement son refus de toute ingérence en la matière tant de la part des pays voisins que des autres partenaires bilatéraux", ajoute Kinshasa.

Au total 21 dossiers de candidatures à la présidentielle sont recensés pour la présidentielle.

"Souvenez-vous, le président Kabila ne devrait pas se présenter aux élections parce que la constitution le lui interdit".

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