La Banque centrale maintient son taux directeur à 1,50% — Canada

Xavier Trudeau
Septembre 7, 2018

L'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté pour atteindre 3 % en juillet. La Banque s'attend à ce que l'inflation mesurée par l'IPC redescende vers 2 % au début de 2019, à mesure que les effets des hausses passées des prix de l'essence se dissiperont.

Car de manière générale, a-t-elle souligné, " les mesures de l'inflation fondamentale utilisées par la Banque demeurent fermement autour de 2% ".

" Les tensions commerciales élevées restent un des principaux risques qui pèsent sur les perspectives mondiales, et elles exercent des pressions à la baisse sur le prix de certains produits de base", a fait valoir la Banque du Canada, notant en outre que " les tensions financières se sont intensifiées dans certains pays émergents ".

La Banque du Canada prévoit toutefois un ralentissement temporaire du PIB au troisième trimestre, surtout en raison des fluctuations dans le domaine de l'énergie.

Elle a ajouté que les entreprises considéraient l'incertitude commerciale comme un facteur clé qui les empêche de consacrer plus d'argent à leurs activités pour répondre à la demande croissante _ et certaines évoquent la possibilité d'investir aux États-Unis plutôt qu'au Canada. Malgré la volatilité des données, les investissements des entreprises et les exportations ont affiché une solide croissance depuis plusieurs trimestres. L'amélioration continue de l'emploi et du revenu du travail contribue à soutenir la consommation.

"Les données récentes renforcent l'évaluation du Conseil de direction, qui estime que des taux d'intérêt plus élevés seront justifiés pour assurer l'atteinte de la cible d'inflation". Après l'envolée ayant suivi la crise monétaire provoquée fin 2014 par la chute des cours des hydrocarbures et les sanctions liées à la crise ukrainienne, l'inflation s'est modérée, bien plus que prévu par les économistes, sous l'effet de la récession économique et de la politique très restrictive menée par la banque centrale.

La Banque " surveille également de près le déroulement des négociations concernant l'Aléna", l'accord de libre-échange nord-américain qu'Ottawa et Washington cherchent à moderniser, " et l'évolution d'autres politiques commerciales", avant de procéder à une nouvelle hausse, a-t-elle relevé.

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