Le premier touriste lunaire sera un milliardaire japonais — SpaceX

Alain Brian
Septembre 18, 2018

Le milliardaire a dit avoir payé toutes les places à bord de la future fusée BFR, censée pouvoir transporter jusqu'à une centaine de personnes et que SpaceX est en train de construire à Los Angeles.

Le fondateur de SpaceX, Elon Musk, a dévoilé l'identité de l'heureux client, en sa présence, lors d'une cérémonie à l'intérieur de son usine de fusées au siège de son groupe à Hawthorne, dans l'agglomération de Los Angeles.

Mais le prix reste un secret. Le voyage, pour eux, sera gratuit, a précisé Elon Musk.

Il est Japonais et a fait fortune dans la vente en ligne de vêtements.

Après avoir quitté l'orbite terrestre, la navette transportant Yusaku Maezawa et les artistes fera un tour de Lune et reviendra se poser sur Terre, à la verticale. Il a souligné que sa contribution représentait une portion significative du développement, dont il a estimé le coût à "moins de dix milliards et plus de deux milliards". "Il nous a choisis", s'est félicité le fantasque fondateur de SpaceX, également patron du constructeur automobile Tesla.

L'homme est passionné d'art contemporain - il a acheté une oeuvre de Jean-Michel Basquiat l'an dernier pour 110,5 millions de dollars, après des œuvres de Pablo Picasso, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Alexander Calder ou Jeff Koons. De 106 mètres de long, l'appareil dispose de deux étages, si bien que le premier possède 32 moteurs là où le deuxième en embarque six. Une prévision revue à la baisse, alors qu'Elon Musk pourrait avoir donné un indice quant à la nationalité du premier voyageur, en tweetant le drapeau japonais.

Qui l'accompagnera? Le milliardaire a dit qu'il commencerait par contacter les artistes qu'il aime.

La mission devrait durer quatre ou cinq jours. "C'est dangereux", a toutefois prévenu Elon Musk. Plusieurs tests, non habités, auront lieu auparavant.

Pour Elon Musk, la "BFR" sera dans le futur capable de relier la Terre "à n'importe quel endroit du système solaire", à condition de créer des dépôts de carburants sur Mars et ailleurs. De fait, ces nouvelles photos font -pour l'instant- travailler l'imagination, en raison du lanceur sur lequel travaille encore l'entreprise, mais l'on s'imagine déjà ce que pourraient être de tels voyages dans l'espace.

"Nous devons agir et devenir une civilisation multiplanétaire aussi vite que possible", a-t-il dit, pour parer à tout désastre terrestre. Un autre pari industriel, dont dépendra l'avenir de la compagnie.

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