" "Les propositions de " Jeunes Médecins " — Réforme de santé

Evrard Martin
Septembre 23, 2018

"Cet exercice signifie qu'à l'échelle d'un territoire, tous les professionnels de santé s'organisent pour garantir l'accès à un médecin traitant, pour organiser une réponse aux urgences qui relèvent des soins de ville", mais aussi "pour proposer des actions de prévention, favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et pour mieux coopérer entre médecins autour des pathologies chroniques".

D'abord promise pour la fin mai 2018 mais plusieurs fois reculée, la stratégie de transformation du système de santé a été dévoilée par le président de la République Emmanuel Macron ce 18 septembre à l'Élysée. "Nous devons restructurer notre organisation pour les 50 années à venir", a-t-il déclaré depuis l'Elysée devant des professionnels de santé. Des moyens sont mis sur la table: presque 3 milliards et demi d'euros d'ici la fin du quinquennat.

Urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", étudiants en médecine "qui souffrent": après les diagnostics alarmants posés ces derniers mois, Emmanuel Macron a présenté sa réforme comme "un des piliers" de "l'Etat-providence du XXIe siècle" qu'il avait déjà voulu "refonder" lors de la présentation de son plan de lutte contre la pauvreté, il y a moins d'une semaine.

Beaucoup d'étudiants français recalés se tournent en effet vers la Roumanie, la Croatie ou l'Espagne (entre autres), où le numerus clausus n'existe pas, pour boucler plus facilement et sereinement leurs années de médecine (surtout la première) avant de rentrer en France et passer les Epreuves classantes nationales (ECN) permettant d'accéder au troisième cycle. Dans l'immédiat, l'exécutif veut "regagner du temps médical" et met la main à la poche pour y parvenir. Du côté des hôpitaux, l'accent sera mis sur la qualité des soins, avec une enveloppe multipliée par cinq dès l'an prochain, à 300 millions d'euros. Dans celui-ci, le parti écologiste appelle la Belgique à supprimer le système du numerus clausus.

Le budget de 3,4 milliards d'euros de ce plan sera divisé en différentes sections.

"Cependant, la suppression du numerus clausus " ne réglera pas le problème de la démographie médicale " selon la ministre car " il manquera encore de généralistes ou de spécialistes dans certains territoires".

Le plan Santé affirme la création de 4000 postes d'assistants médicaux. Ni tout à fait assistant ni vraiment infirmier, ceux-ci aideraient les médecins dans tout le travail administratif mais ils pourraient aussi prendre les constantes comme la tension.

"C'est trop frais pour en parler, on ne sait pas encore comment se positionner, répond au HuffPost la prépa privée Médical Sciences à Bordeaux, qui propose un enseignement parallèle en médecine à 3000 euros l'année". Ce statut créé par une loi en 2019 concernera "la médecine polyvalente, la médecine générale, la gériatrie, les soins de suite ".

L'objectif affiché est d'arriver à 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) à l'horizon 2022.

La promesse de campagne d'Emmanuel Macron n'a pas été perdue de vue.

" De plus, la fin du numerus clausus va permettre de diversifier les profils". A la faculté de médecine, des étudiants en médecine qui ont réussi à accéder en deuxième année pensent qu'il faudra un autre type de sélection, et des mesures alternatives.

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