Matthews au sprint — GP de Québec

Solenn Plantier
Septembre 12, 2018

Il était aussi monté sur la première marche du podium vendredi à Québec. L'Australien de la Sunweb a réglé au sprint un groupe de moins de cinquante unités, en s'imposant devant les Belges Greg Van Avermaet (BMC) et Jasper Stuyven (Trek-Segafredo).

Michael Matthews (Sunweb) a remporté la 9e édition du Grand Prix cycliste de Québec (WorldTour), vendredi. Le premier à le faire avait été son compatriote Simon Gerrans en 2014. Quatre ascensions rythmaient cette boucle: la Côte de la Montagne, la Côte de la Potasse, la Montée de la Fabrique et la Côte des Glacis avant la dernière ligne droite, la Grande Allée, longue d'un kilomètre avec une pente à 4 %. L'Australien a devancé au sprint Sonny Colbrelli et Greg Van Avermaet. J'étais préoccupé de le voir là, avant la dernière ascension, car je savais que ce serait difficile de l'emporter.

Guillaume Boivin, d'Israel Cycling Academy, fut de nouveau le meilleur Canadien, en dépit du fait qu'il a subi une fracture du plateau tibial en juin. Michael Matthews se montrait le plus rapide.

"J'avais de bonnes jambes à Québec, et c'était encore le cas aujourd'hui (dimanche) à Montréal, a dit Boivin".

Sous l'impulsion des Lotto Soudal de Tim Wellens, l'écart se réduisait.

Hugo Houle, de Sainte-Perpétue, a quant à lui fini 102e à 13:40 de Matthews.

Houle, qui joue un rôle de soutien au sein de l'équipe Astana, a roulé pendant une bonne partie de la journée au sein d'un petit groupe de coureurs en tête, en compagnie de ses compatriotes Nigel Ellsay et Adam Roberge, ainsi que du Gallois Owain Doull.

Un trio formé par les Slovènes Matej Mohoric (Bahrain Merida) et Jan Polanc (UAE-Team Emirates) et l'Autrichien Gregor Mühlberger (Bora-Hansgrohe) revenait sur les échappés. Ils allaient compter jusqu'à 5 minutes d'avance avant d'être toutefois repris à environ 60 km de l'arrivée. Wellens passait d'ailleurs à l'attaque à 35 km du but, sans pouvoir s'isoler en tête. Le groupe a finalement été rejoint avec 28 km à franchir, mettant la table pour le sprint final endiablé. On a réussi à se forger un bel écart, mais de toute façon l'objectif c'était uniquement de mettre de la pression sur les autres équipes.

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