Nouvelles grèves en vue chez Ryanair mercredi — Allemagne

Xavier Trudeau
Septembre 12, 2018

LONDREs | Le directeur général de Ryanair Michael O'Leary a prévenu mercredi qu'il n'allait pas "s'écraser" devant les syndicats qui font grève, le jour où 150 vols de la compagnie low cost ont été annulés en Allemagne à cause d'un mouvement social. De son côté Ryanair répond qu'elle "s'efforcera d'assurer ses vols normalement" et que les passagers peuvent d'ores et déjà gratuitement repousser leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche.

Le mouvement allemand est un avant-goût du débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, néerlandais et belges.

Il a assuré que la direction de la première compagnie aérienne européenne avait accepté le principe d'une médiation et d'un arbitrage pour résoudre son conflit avec les pilotes et le personnel de cabine en Allemagne, mais que ces derniers avaient refusé et décidé de faire grève.

Au mois d'août, un vaste mouvement coordonné dans cinq pays européens avait provoqué l'annulation de 400 vols en pleine période de vacances.

Entretemps, la compagnie a trouvé des accords en Irlande et en Italie, jugés toutefois insuffisants par le syndicat allemand VC.

"Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d'emplois pour les pilotes comme le personnel navigant, en particulier dans les aéroports allemands secondaires où nous enregistrons des pertes chaque hiver", a déclaré dans un communiqué le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs.

Le vice-président du syndicat Cockpit, Markus Wahl, a indiqué à l'AFP qu'une "poignée" de pilotes touchaient ce genre de salaire, une majorité gagnant entre 39.000 et 110.000 euros. Les salariés exigent, outre l'augmentation de leurs salaires, la mise en place d'un salaire minimum, des contrats locaux et non irlandais et la prise en compte de la totalité des heures effectuées, y compris avant et après le décollage de l'appareil.

La compagnie avait entamé en décembre un virage à 180 degrés en débutant un processus de dialogue avec les syndicats, qu'elle refusait catégoriquement jusque là.

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