Obama fustige Trump — Etats-Unis

Claudine Rigal
Septembre 12, 2018

"Le président Trump a retourné les évolutions économiques atones expérimentées sous Obama". Dans les trois premiers mois de l'année 2006, le taux de chômage américain a en effet oscillé entre 4,7% et 4,8% de la population active, alors que la croissance du PIB avait atteint 5,4% en rythme annuel.

Après avoir évoqué la tumultueuse semaine que vient de vivre Donald Trump marquée par la publication d'une tribune dans laquelle un membre de l'administration Trump évoque l'existence d'une "résistance " au sein de la Maison Blanche, l'ex-président démocrate de 57 ans a dénoncé l'idée selon laquelle " tout ira bien parce " qu'il y a des gens au sein de la Maison Blanche qui, secrètement, ne suivent pas les ordres de l'occupant du Bureau ovale". "Je pense qu'il essayait de s'attribuer un peu le mérite pour cette chose incroyable qui se passe dans notre pays". "Si les démocrates avaient gagné les élections en 2016, (la croissance du) PIB, qui était d'environ 1% et en train de ralentir, aurait été de moins 4% au lieu de jusqu'à plus 4,2%", a-t-il estimé. "Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens à travers le pays", a-t-il affirmé, lançant un appel à tous les démocrates à se rendre aux urnes lors des élections législatives de novembre. Ce que dévoile le portrait qu'en font des personnalités qui lui ont été ou sont encore proches, c'est que Donald Trump est tout sauf accessible à la raison gardée dans les situations périlleuses pour la paix internationale car n'agissant et réagissant que guidé par ses impulsions malavisées dont il refuse la contestation fût-elle par ses fidèles collaborateurs et conseillers.

Relativement discret depuis son départ de la Maison-Blanche le 20 janvier 2017, ce dernier est sorti de sa réserve vendredi pour mettre les points sur les "i". ", a déclaré Barack Obama, dans une allusion aux récentes révélations faites par le journaliste d'investigation Bob Woodward dans un livre qui décrit un président colérique, inculte, en permanence " contourné " par son équipe qui tente d'éviter le pire".

Barack Obama a d'abord rappelé le contexte: lorsqu'il a pris ses fonctions en 2009, l'économie américaine perdait 800000 emplois chaque mois.

L'affirmation du président Donald Trump est fausse.

"Quand j'ai quitté mes fonctions, le revenu des ménages était proche d'un record (.) et les salaires augmentaient", a fait valoir Barack Obama.

"Je suis heureux que cela (la reprise) se poursuive mais, quand on entend parler de miracle économique (.), je dois leur rappeler que les chiffres relatifs à l'emploi sont assez proches de ce qu'ils étaient en 2015 et 2016".

Les économistes s'accordent à dire que la refonte fiscale, la plus importante depuis 30 ans, stimule largement l'économie américaine puisque celle-ci a réduit certains impôts sur le revenu et surtout abaissé nettement l'impôt sur les sociétés (de 35 % à 21 %).

Ils soulignent aussi à l'unisson que les effets du stimulus fiscal et budgétaire vont s'estomper.

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