Savez-vous ce qui contient le plus de germes dans les aéroports ?

Evrard Martin
Septembre 9, 2018

C'est ce que révèlent des chercheurs britanniques de l'Université de Nottingham (Royaume-Uni), assistés par des chercheurs du Département de sécurité sanitaire de la National Institute for Health and Welfare d'Helsinki (Finlande). Et pour cause, les bacs en plastique utilisés aux point de contrôle regorgent de bactéries.

Plus précisément, ces derniers ont nettoyé différentes surfaces de l'aéroport fréquemment touchées par les voyageurs puis ont identifié et quantifié les virus respiratoires présents sur celles-ci. Au total, les scientifiques ont détecté des virus sur 10 % des surfaces testées, la plus forte concentration se situant sur les bacs en plastique dans lesquels les voyageurs déposent leurs vestes et leurs appareils électroniques avant de passer le portique de sécurité.

A terme, les conclusions de l'ensemble de ces travaux permettront de renforcer les conseils de santé publique en prévision de futures pandémies de grippe.

Les autres objets que les hypocondriaques et mysophobes ont tout intérêt à éviter pendant leur transit sont les boitiers de paiement des magasins, les comptoirs du contrôle des passeports et bien sûr les rampes d'escalier et les aires de jeux des enfants.

Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas les toilettes des aéroports, ou les sièges où l'on patiente parfois des heures, qui hébergeraient le plus de virus et champignons... Les prélèvements ont également permis de détecter le virus de la grippe A, l'un des types de virus de la grippe saisonnière mais aucun virus respiratoire n'a été trouvé sur les surfaces des toilettes.

Outre lutter contre la propagation des maladies infectieuses graves dans les aéroports, ces résultats pourraient également permettre de fournir de nouvelles idées en ce qui concerne les améliorations techniques dans leur conception et leur rénovation. "On peut minimiser la contagion en se lavant les mains et en toussant dans un mouchoir ou dans sa manche, notamment lorsque l'on se trouve dans des espaces publics", explique dans un communiqué Jonathan Van Tamion, qui a co-écrit l'étude. "Ces simples précautions peuvent aider à prévenir les pandémies et sont particulièrement importantes dans les zones surpeuplées telles que les aéroports qui transportent des personnes à destination et en provenance de nombreuses régions du monde", soulignent-ils.

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