Tout autour du monde, les citoyens marchent pour le climat — EN IMAGES

Claudine Rigal
Septembre 9, 2018

"De Manille à Bangkok, les manifestants dénonçaient aussi la poursuite de l'usage des centrales à charbon.Dans une capitale thaïlandaise confrontée en début d'année à un pic de pollution du niveau de ceux de New Delhi et Pékin, plusieurs dizaines de pêcheurs thaïlandais sont venus dénoncer la menace du réchauffement climatique sur les réserves de poissons, apportant des crabes et crevettes devant le siège de l'ONU".

En France, des milliers de personnes ont entamé samedi après-midi une marche citoyenne au cœur de Paris.

"C'est la plus grande journée d'action pour le climat en France, la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes", a commenté Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.

" Je vais être papa (d'un fils) en décembre, je veux qu'il ait une planète vivable, qu'il ait un endroit où habiter, qu'il puisse avoir des petits-enfants", a expliqué Maxime Lelong.

En outre, 700 scientifiques français ont lancé samedi un appel, publié par le journal Libération, aux dirigeants politiques afin qu'ils passent " de l'incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone ".

À Bruxelles, un rassemblement organisé devant le Parlement européen a réuni environ un millier de personnes, selon les organisateurs.

À Marseille, les organisateurs affirment que 2500 personnes ont défilé, alors que la police parle plutôt de 700 personnes. "Nous voulons que le Danemark atteigne la neutralité carbone en CO2 en 2040", a indiqué à l'agence Ritzau Sarah Hellebek, porte-parole de la manifestation. En Asie, c'est à Manille que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants. "L'un d'eux, habillé en dinosaure, tenait une pancarte "Go Fossil-free" (finissons-en avec les énergies fossiles").

Les tensions entre pays ont conduit à la paralysie cet été du Fonds vert pour le climat de l'ONU, déjà affecté par l'arrêt de la contribution des Etats-Unis décidé par Donald Trump.

"On n'est pas vraiment du genre à manifester", a dit Mariko Eastman, 65 ans, venue avec son mari Dick, 81 ans. De Melbourne à Manille, en passant par Bangkok, où se tient une réunion de préparation de la COP24, ils marchent pour le climat.

De San Francisco, où doit se tenir le Sommet mondial sur l'action pour le climat la semaine prochaine, à Bangkok, où a lieu une réunion de préparation de la COP24, les rassemblements destinés à prendre conscience de l'urgence à agir contre le dérèglement climatique ont lieu dans une centaine de pays, samedi 8 septembre.

"Nous condamnons le président Trump qui s'est retiré des accords de Paris", a déclaré Lidy Nacpil, représentante de l'Asian People's movement in Debt and Developpement, mouvement asiatique réclamant plus d'implication des pays riches.

Des participants à cette réunion préparatoire de Bangkok ont dénoncé samedi le rôle de sape joué par les Etats-Unis.

En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney un bateau portant la bannière "Rise for climate". Des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du Premier ministre Scott Morrison en l'appelant à " sortir le charbon de la politique ". " Ils ne sont plus dans le jeu, mais c'est toujours eux qui imposent les règles ", a critiqué un négociateur de premier plan, pointant du doigt une délégation américaine venue pour " empoisonner " les débats.

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