Triste et hilarant [Critique — Thunder Road

Pierre Vaugeois
Septembre 14, 2018

Découvert au festival de Sundance 2018, puis bien apprécié à L'ACID du Festival de Cannes 2018, Thunder Road nouveau film coqueluche estampillé " indépendant " débarque sur nos écrans après avoir trouvé récompense avec le Grand Prix au Festival américain de Deauville 2018, faisant ainsi de l'inconnu Jim Cummings, la révélation de l'année!

Le film débute par un long plan séquence qui scotche littéralement le spectateur sur son siège. Thunder Road raconte la dégringolade familiale, professionnelle et psychologique de Jimmy Arnaud, un policier texan respecté qui perd à peu près tout ce qu'il avait d'important, dans une atmosphère de cauchemar éveillé. Pas de musique, la chorégraphie sans musique est oppressante. Comme souvent le reste du film tant Jimmy a des difficultés dans sa vie. Sa femme le quitte et il risque de perdre la garde de sa fille. À travers cette oraison funèbre gênante et tragiquement burlesque le cinéaste propose déjà toutes les contradictions du personnage et l'inaugurale mise en scène radicale n'offre aucun contrechamp, actant d'entrée de jeu le ton du film, et son cadre trop figé, sonne comme le révélateur des intentions du réalisateur.

"Thunder Road ", drame de Jim Cummings (USA, 1 h 31) avec Jim Cummings, Kendal Farr, Nican Robinson.

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