Voitures électriques: mise en garde des constructeurs européens sur l'emploi

Xavier Trudeau
Septembre 7, 2018

Selon l'association en effet, imposer plus de véhicules électriques sur les routes aurait "un impact profond sur l'emploi, parce que la fabrication et la maintenance d'un véhicule électrique requiert moins de travail qu'un véhicule traditionnel, en raison d'une moindre complexité mécanique et d'un nombre de pièces inférieur". L'ACEA répond à des travaux lancés par la Commission européenne vis-à-vis des objectifs de réduction des émissions et d'électrification des gammes des constructeurs: un projet de l'exécutif européen parle d'une réduction de 30% des émissions de CO2 d'ici 2030, alors que la commission Environnement du Parlement Européen pousse elle vers une diminution de 50% pour la même date.

L'ACEA rappelle que les voitures électriques, moins complexes, requièrent moins de main d'œuvre pour leur construction et leur entretien. Les batteries électriques, qui pèsent entre 35 et 50 % du coût d'un véhicule, ne sont pour l'instant pas produites en Europe, mais en Chine essentiellement.

Le rapport de la commission Environnement est un préambule à la position du Parlement qui sera votée vraisemblablement en octobre.

De l'autre côté, un rapport de l'Institut Cambridge Econometrics montrait que dans certaines conditions (large adoption des véhicules électriques, gros effort des collectivités pour l'installation d'infrastructures), 200.000 emplois pourraient être créés par le passage à l'électrique d'ici 2030.

"La totalité de la chaîne de production européenne devra se transformer à un rythme soutenable", plaide Erik Jonnaert, secrétaire général de l'ACEA, cité dans le communiqué.

L'industrie automobile représente plus de 11 % des emplois dans l'industrie manufacturière, souligne l'ACEA, une moyenne qui monte à plus de 20 % dans 14 régions de l'UE (en République tchèque, Allemagne, Italie, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Suède et Royaume-Uni).

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